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 Concernant Anages et Serorgues

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Marguerite
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MessageSujet: Concernant Anages et Serorgues   Lun 18 Fév 2008, 19:15



Héraldisme
Fief seigneurial vassal de Calvisson
Description du Blason : D’or à une rivière de sinople, dans laquelle nage un poisson d’argent (1696).
Ancien nom : (par ordre chronologique et en bleu, Nages, en vert, Solorgues, en rouge lorsque les deux villes ne faisaient qu'une)

villa Anagia (860, 895, 1024, 1077 puis 1265, 1384), villa Saravonicos (960), Mansus de Sarravonicos (1031), Villa de Saranoegues (1112), Ecclesia de Anagia (1156, 1386, 1396), Mansus de Saraonicis et S. de Sarovonegues (1169), Serenicoe (1396), Anages et Serorgues (1429), Serorgues et Anages (1435), Locus de Anagiis (1482), Sanctus Saturninus de Nagiis ou Villa de Nagiis (1539), Naiges (1554), Solorgues, (1555, J. Ursy, notaire de Nîmes), Saravonègue, Sérorgues, Sororgues (Tac. univ. du diocès de Nîmes) et Nages de Serorgues (1582), Nages et Solorgues (1650), Prieuré Sainct-Saturnin de Nages (1659, 1706), Sérorgues (1696).
Devise : -
Actuel Seigneur : -
Ancien Seigneur : -
Nom des habitants : Selon la commune : Les Nageois, Nageoises (d'où Anageois, Anageoises ?) et les Solorguais, Solorguaises (d'où les Serorguais, Serorguaises ?)

Généralités historiques
  • L'étymologie de Nages = Villa Anagia (865) Cette Anagia que Maurice Aliger croyait être la déesse de la Source, alors que pour Dottin cette villa anagia aurait été le domaine du celte Anavo, latinisé en Anavius. Quant à Charles Camproux il pensait que Anagia désignait un cirque entouré de hauteurs. Ce qui est fort probable, est que les sons na + i (que l'on retrouve aussi dans certains noms de lieux = Lanay, naye, nai, nay) remontent bien avant les romains et semblent désigner un point d'eau dans une cuvette, une mare, un bassin à rovir le chanvre. Quant à l'origine de Nages par le nom de la peuplade des Samagenses, elle fait l'unanimité contre elle. Solorgues (villa Saravonicos - 960) proviendrait du nom d'une peuplade pré-romaine (Sarravonicos) qui aurait aussi donné son nom au Rhôny (Saaronicus - 960) et au quartier de Sarrafont. La terminologie en -argues défini la propriété, le champ appartenant à untel. Solorgues, dont les habitants, pourtant rattachés à Nages depuis la fin du XV ème siècle, garde encore un fort sentiments identitaire. Mais les gens de Nages et les gens de Solorgues sont englobés dans le sobriquet collectif de " hi Badau " (badauds, naïfs, niais, benêts, innocents, nigauds, ravis de la crèche).

  • Nages appartenait, avant 1790, à fa viguerie et au diocèse de Nîmes, archiprêtré de Nîmes.
    - En 1384, on y comptait 8 feux, et en 1744, 80 feux et 320 habitants.
    - La terre de Nages fut possédée jusqu'en 1555 par les mêmes seigneurs que celle d'Aubais; elle passa ensuite aux familles nîmoises de Pavée, de Barrière, de Rochemore, de Bérard et du Caylar, puis dans celle de La Rochefoucauld.
    - Au sommet de la colline sur le flanc de laquelle Nages est bâti, on trouve les restes de l'oppidum celtique qui a précédé la localité gallo-romaine, dont le nom est resté au pays de « La Vaunage ».
    - Le prieuré de Saint-Saturnin de Nages, uni à la mense capitulaire de Nîmes, valait 2,2oo livres.
    -Le lieu de Sérorgues ou Solorgues est, dès le XVe siècle, annexé à la communauté de Nages, avec laquelle il forme encore aujourd'hui la commune de Nages et Solorgues.
    - Il faisait partie de la viguerie et du diocèse de Nîmes, archiprêtré de Nîmes.
    - La terre de Solorgues a eu les mêmes seigneurs que celle de Nages.
  • Si l’histoire antique et préromaine est bien appréhendée (voir chapitre oppidum), la première annotation écrite de cette communauté n’apparaît qu’en 865 sous le nom de Villa Anagia. Les communautés de Nages et celle de Solorgues avaient les mêmes seigneurs sous l’Ancien Régime : les seigneurs d’Aubais. Plusieurs familles se succédèrent dans la gestion du fief : d’Ernoville, Buccuci, Languissel, Pelet, Nogaret et Bermond de Sommières. Une autre mention fait état en 1429 d’une imposition ordonnée par le roi Charles VII de prélever 98 moutons 12 sous et 10 deniers pour l’effort de guerre contre les Anglais.

    En 1304, le roi Philippe le Bel, cède le fief de Nages ainsi que les terres de Calvisson au seigneur de Nogaret. Ce dernier est chevalier es Lois, et détient les droits de Haute et Basse Justice. La seigneurie parvient aux Bermond en 1381, puis aux Bozène en 1462. Par la suite, les terres passent dans la maison de Barrières. L’on apprend qu’en 1587, Anne de Barrières se marie avec Louis de Rochemore, seigneur de la Vernède. La dame de Nages et Solorgues hérite de ses terres en 1607, après la mort de François I er, en 1606. D’obédience protestante, elle meurt en 1618. Son époux est intendant du Languedoc.

    On dénombrait 40 habitants en 1384 et 320 en 1744. Les épidémies de peste ont ravagé la population vaunageole à certaines périodes du Moyen Âge. Profitant de l’état de pauvreté de la population, de l’insalubrité et du manque d’hygiène, la peste apparut à plusieurs reprises dans Nîmes et tous ses environs. En Vaunage, lieu de passage obligé, les migrations favorisent la contagion, obligeant les communautés à mettre les villages en quarantaine. Les contrevenants sont passibles du fouet, voire d’être abattus sur-le-champ.
    Suite post-XV° siècle ici

    Les blasons et armoiries des communautés vaunageoles furent officialisés en 1696. L’enregistrement coûtait environ 20 livres : l’argent récolté devait permettre à Louis XIV de renflouer ses caisses vidées par les guerres. Il n’y a que trois villages de Vaunage à être dotées d’un blason.


Vestiges préhistoriques et antiques
    Site pré-romain, un des plus importants du midi languedocien, habité du 3ème av.J.-C.à l'an 10 apr.J.-C.
  • L’Oppidum gaulois des Castels : Habitat préromain de hauteur fortifié, fondé vers le IIIème siècle avant J.C et abandonné au début de l’ère chrétienne. La surface totale occupe 15 hectares. Une centaine de ces oppida parsemaient le territoire du Midi. Une situation stratégique élevée (160m d’altitude) lui permettait de contrôler l’accès à la Vallée de la Vaunage, qui porte aujourd’hui le nom de ce village (du latin Vallis Anagia = La vallée de Nages). La Voie d’Héraclès, future Voie Domitienne, passait non loin de là sur le Pont Argnac pour rejoindre Gallargues et Ambrussum. La proximité de la mer assurait également l’écoulement des marchandises avec l’Italie, l’Espagne et la Grèce.
    Plusieurs remparts (5 ont été dénombrés, 4 de l'époque protohistorique et une de l'antiquité tardive) et plans d'urbanisme s'y succèdent durant les 300 ans que dure son Histoire. Elles peuvent être regrouper en deux époques. Il a été mis à jour, les restes de l'Oppidum celtique qui a précédé la localité gallo-romaine et qui a donné son nom à cette région. C'est aux environs des quatrième et du premier siècles avant J.C que l'Oppidum était dans sa belle période. Les marchands grecs venaient commercer et s'y livrer à de fructueux échanges. L'Oppidum de Nages restait donc comme une porte ouverte sur les lointaines îles de la mer Égée, voire de la Crête. Des monnaies , des fragments de poteries sont là pour témoigner de l'importance des activités économiques qui durèrent probablement plusieurs siècles. On se rend compte alors du grand rayonnement de cette communauté humaine. On parlait de Nages en Grèce et les marchands ne manquaient pas dans nos régions. Depuis 1958, des fouilles importantes s'y pratiquent. De l'urbanisme de la première époque (III° siècle avant JC) il reste peu d'indice, cars elle fut recouverte par de nouvelles constructions. Les fouilles ont révélé l'existence d'une ville vaste : îlots, rues parallèles large de 5m en moyenne, cases individuelles, maisons à plusieurs pièce, magasins, un temple d'un type bien connu : le Fanum. Le début de la 2eme phase vers 175 avant JC on voit de nets changements, on agrandit tous les anciens îlots en occupant une partie des rues, les habitations augmentent de surface et l'espace intérieur se divise en 2 ou 3 pièces. La ville s'agrandi et un nouveau cartier est construits suivit d' une enceinte. Grâce aux nombreuses découvertes des fouilles de l'Oppidum, Nages mit en place, en 1982, un musée qui recouvre une salle constituée de céramiques et d'objets provenant de l'Oppidum, ainsi que l'évocation de la vie quotidienne des habitants. On peut y voir les restes de :
    - Une Tour de Guet et des remparts. De cette tour on apercevait tout le pied de la colline. Nos ancêtres pouvaient ainsi prévoir des attaques. Le rempart qui traversé par la tour comportaient des tourelles semi ovales tous les quinze mètres. Le rempart (époque 250 à 150 Av JC ) à un double parement de pierres, un vers l'intérieur et l'autre vers l'extérieur avec entre les deux un blocage de pierraille. mais aussi en avant du parement tourné vers l'extérieur un second parement de même orientation maintenant un autre blocage de pierraille.
    - Des maisons ou INSULA en Latin, ces habitations mesurent en moyenne 3,6 mètres en largeur et 7 mètres de long chacune, et elles comportaient, une pièce unique, dans laquelle toute une famille vivait. Par contre, les maisons accolées au rempart avaient plusieurs pièces.
    - Un temple le FANUM. daté du 1er siècle avant JC.
  • La Fontaine Romaine : Datée du 5ème siècle avant notre ère, cette source fut utilisée par les habitants de l’oppidum tout proche. Toute l'année l'eau coule sans s'arrêter mais le débit d'eau est très insuffisant, son alimentation est assurée par une source dite "romaine" qui est très fraîche même en plein été. Un réservoir voûté y est accolé pour conserver le trop-plein. Le réservoir est un emplacement où les romains venaient constituer une provision d'eau petit à petit, car l'alimentation était très faible. Le réservoir est à environ 5 m de la fontaine au bord de la route. Ses murs sont épais d'environ 1 m, encore bien conservés et rénovés en même temps que la fontaine en 1989. De nos jour le réservoir reste sec mais continue à attirer les visiteurs.
  • Le "Pont d'Argnac" : Pont Romain à 3 arches, encore en service entre Nages et Calvisson, permettait le franchissement de la rivière Rhôny à la voie antique de Nîmes à Lodève. (Ancien chemin des oppidas).


Architecture sacrée
  • L’Eglise Saint Saturnin de Nages : Elle est mentionnée dès le XIIIème siècle mais fut détruite lors des guerres de religion. Le premier ecclésiastique connu était Jean de Remoulins, chanoine et prieur de Nages. Une délibération du Chapitre de 1609 préconisait sa réparation et la nomination d’un prêtre pour l’exercice du culte. Elle subit de nouveaux dégâts en 1622, lorsque éclatèrent les guerres dites « de Rohan ». La maison presbytérale était également ruinée. Depuis le Concordat sous Napoléon, l’église sert de temple protestant.
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