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 Concernant l'Anglade

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Marguerite
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MessageSujet: Concernant l'Anglade   Lun 18 Fév 2008, 01:31

ou plus tard

Héraldisme
Fief seigneurial vassal de Calvisson
Description du Blason : (anachronique) « D'argent aux trois échalas au naturel surmontés au point du chef d'une grappe de raisin de pourpre feuillée de deux pièces de sinople » (Gaso) ou « d'argent, à trois échalas de sinople » (par un édit du 10 novembre 1696, Louis XIV accorda à Langlade des armoiries « d’Argent à trois échalas de Sinobre »)
Ancien nom : - Anglata, 1125, (Layette du Trésor des chartes, tome I, page 44.) puis 1161, (cartulaire de Franquevaux; Ménard I, preuves page 38, colonne 1.)
- Parochia Sancti-Juliani de Anglala, 1165, (chapitre de Nîmes, archives départementales.) puis 1207, (Ménard I, preuves page 42, colonne 2.)
- Ecclesia Sancti-Juliani de Anglada, 1214, (Ménard I, preuves page 53, colonne 2.)
- Sanctus-Julianus de Anglada, 1306, (cartulaire de Saint-Sauveur-de-la-Font.)
- Anglada, 1322, (Ménard II, preuves page 34, colonne 1.) puis 1384, (dénombrement de sénéchaussée.)
- Ecclesia de Anglada, 1386, (répartition du subside de Charles VI.)
- L'Anglade, 1435, (répartition du subside de Charles VII.)
- Locus de Anglada, 1461, (registre copie de lettres royaux. E, IV, f° 52.)
- Le prieuré de Sainct-Julien de Langlade, 1569, (insinuations ecclésiastique du diocèse. de Nîmes.)
- L'Anglade (Ménard, tome VII, page 604.)

Devise : -
Actuel Seigneur : -
Ancien Seigneur : -
Nom des habitants : les Langladois, Langladoises

Généralités historiques

Voir, entre autres, ce site.

Jadis, Langlade s’écrivait « l’Anglade ». L’on trouve de même, dans des attestations latines « Anglata » dès 1125 et « Anglada » (« terrain en forme d’angle » en occitan provençal) au XIIIe siècle. À cette époque, la commune comptait 65 feux. En 1384, on n’en comptait plus que cinq, la fameuse peste du milieu du XIVe siècle ayant fait de terribles ravages.
On rencontre fréquemment ce nom de village en pays d’Oc. Ce fait est dû à ce qu’autrefois, on utilisait toujours la terre cultivable. Aujourd’hui, la mécanisation est passée par là, et de nombreux « Anglades » ont cessé d’être des terrains agricoles pour devenir des terrains à bâtir…

Langlade dépendait de la viguerie et du diocèse de Nîmes, archiprêtré de Nîmes.
- A l'époque de l'Assise de Calvisson (1322), on y comptait 65 feux, dont 4 étaient qualifiés nobles. Le dénombrement de 1384 ne lui en donne plus que 5 ; celui de 1754, 58, et celui de 1744, 40 et 200 habitants.
- Le prieuré de Saint-Julien de Langlade était uni à la mense épiscopale pour un quart et valait 2000 livres.
- Ce lieu était du ressort de la cour royale ordinaire de Nîmes.
- Les seigneurs de Calvisson possédaient à Langlade la haute et la basse justice, la moyenne appartenait à des seigneurs particuliers.
- Le village de Langlade fut compris dans le marquisat de Calvisson, lorsqu'il fut créé on 1644.
- De 1414 à 1790, la terre de Langlade fut possédée par des seigneurs qui en portaient le nom.

*

Début du 1er millénaire : On rencontre un habitat dispersé le long du Rhôny.


Epoque médiévale : L'existence de la voie romaine, sur le plateau sud de la dépression de la Vaunage, attire les habitants vers le bas de la colline, ils profitent ainsi de la plaine pour de petites cultures céréalières, de la garrigue pour l'élevage des ovins et ont un accès vers Nîmes.

La vie s'organise autour de l'église Saint Julien, présence attestée en 1149, et de ses dépendances: presbytère, hôpital et cimetière.



Le village se présente alors comme un rectangle étroit (d'où le nom de Langlade), entourée de rues, rue Haute et rue Basse actuelles.
La dernière maison à l'est se trouve à hauteur de la place du Visago actuelle et la dernière à l'ouest borde la rue des Chasselas actuelle.
Les rues sont renforcées de murs en pierre pour assurer la protection des habitants.

Les habitants vivent au sein de la paroisse de Saint Julien. La présence de leur église est attestée sur des documents administratifs datant de 1149. Celle-ci est entourée d'un presbytère, d'un cimetière et d'un hôpital qui tient lieu d'hospice à l'usage des indigents.
La population partage ses activités, au rythme de la cloche de l'église, entre l'exploitation agricole, petites cultures vivrières et élevage de quelques moutons, les travaux au profit de la paroisse et les offices religieux. Elle acquitte bon grès mal grès la dîme. Elle semble n'avoir été nullement marquée par les croisades menées au 13ème siècle contre les cathares.

    Sur le vignoble de Langlade et plus généralement du Languedoc


6 siècles avant J.-C., les vignes existaient déjà.

Le vignoble des Coteaux du Languedoc, vaste amphithéâtre surplombant la Méditerranée et qui s’étend de Narbonne jusqu’aux portes de Nîmes, en Provence, doit son existence aux colons Grecs et Etrusques qui y plantent les premières vignes six siècles avant J.-C. Ils découvrent en Languedoc un terroir et des conditions climatiques de prédilection pour la culture de la vigne.

Les Romains poursuivent cette œuvre de plantation en Languedoc, région que l’on connaît alors sous le nom de la «Narbonnaise ». Pour écouler ces vins, vantés par de grands auteurs comme Pline, Cicéron et Columelle, ils développent un circuit commercial remarquable dont l’organisation reste encore aujourd’hui un exemple d’efficacité.

Le vin du Languedoc s’exporte vers la Grèce, les Côtes Turques, l’Égypte et bientôt, la Narbonnaise devient l’un des principaux fournisseurs en vin de Rome. De nombreuses amphores fabriquées dans les ateliers de Béziers à l’époque romaine, retrouvées en Italie, attestent de cette époque glorieuse.

Sans doute dans un souci de protectionnisme, l’Édit de l’Empereur Dominitien, en l’an 92, met un frein à la prospérité viticole languedocienne en interdisant toute plantation de vignes dans l’empire et surtout en imposant l’arrachage de la moitié des vignes dans les provinces.

La Narbonnaise voit ainsi disparaître une partie de son vignoble ; disputée par les Wisigoths, les Francs et les Arabes, elle perd peu à peu de son unité. Par bonheur, l’Église s’intéresse à la vigne, source de richesse et de pouvoir, et parvient à la sauvegarder. Dès le VIII ème siècle, un réseau d’abbayes et de monastères avec leur vignoble se bâtit sous l’impulsion de St Benoît d’Aniane, fils du Comte de Maguelonne : St-Guilhem- le-Désert avec St-Saturnin et Cabrières, St-Chinian, Valmagne… Véritables pôles de développement ces magnifiques bâtisses sont des centres culturels où la science de la vigne fait partie intégrante du patrimoine enseigné (et où le vin représente une monnaie d’échange essentielle).

L’Islam, du VIII ème jusqu’au XV ème siècle, met en péril la viticulture méditerranéenne, alors qu’à la même époque, l’engouement des Britanniques et des Hollandais pour le vin fait basculer le commerce du vin sur l’Aquitaine. Le vignoble du Vieux Langlade est alors le seul en Languedoc a continué de prospérer.

Jacques Coeur, à partir de 1432, relance l’ouverture commerciale et la prospérité de la région toute entière sur le monde méditerranéen. Les vins, les muscats, les eaux de vie, les draps, les étoffes prendront la direction d’Alexandrie pour être échangés contre les épices, aromates et or.

Le terroir du Vieux Langlade est un très ancien terroir viticole en garrigue au sein de la Vaunage. Il est en coteaux du Languedoc et situé sur la commune de Langlade. Les vins issus de ses vignes sont appréciés depuis le XVe siècle (le roi René installé à Tarascon venait s'y approvisionner). Le sol est argilo-calcaire, et les vignes sont pour la plupart en flanc de colline.

Vestiges préhistoriques et antiques
  • Oppidum à enceinte rectangulaire, au Castellas.


Architecture civile
  • *Ruines du Castellas (haut Moyen Age).
    *Le moulin de Langlade est mentionné pour la première fois en 1211, lors d'une reconnaissance passée par Guillaume Alban, pour deux terres sises au lieu dit " Ad Molinar " (au Moulin). Outre sa tour en forme de fût cylindrique régulier, l’on peut noter la noblesse de sa couronne en pierre de taille qui supporte un toit orientable mais aussi ses meurtrières mystérieuses, dont l'usage a pu être la ventilation des meules et du mécanisme, évitant ainsi l'échauffement. Son équipement est classique, une paire de meules entraînées par les ailes à toiles.


Sites
  • Collines boisées, garrigue, plaine viticole.
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