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 [Archive RP] Une fleur d'oc

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Marguerite
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MessageSujet: [Archive RP] Une fleur d'oc   Dim 04 Fév 2007, 01:33

Posté le: Jeu Jan 04, 2007 2:12 pm Sujet du message: [RP] Une fleur d'oc

Margot de Volpilhat a écrit:
Ce jour, un attelage accompagné de trois gardes montés traversa Conflans lès Sens à toute vitesse. A peine s'arrêta-t-il pour désaltérer les chevaux et dégourdir les voyageurs. Sur les portières de la voiture, l'on pouvait voir de manière ostentatoire un blason d'or à la croix de gueule - les armes de la baronnie de Bram.

Du pavé, on distinguait derrière des rideaux de voile trois formes dans la voiture, mais rien de plus. Le bruit des sabots ferrés au trot sur la pierre froide rendait sûr l'intérieur du véhicule pour les confessions les plus secrètes. Dans cet espace clos, une chanson murmurée faisant écho à un silence respectueux ; une jeune fille chantait, d'une langue que l'on n'entend pas d'ordinaire en
Campania... Mais la voix semblait sans réelle conviction, sans entrain réel que celui de rappeler ce cher pays loin, si loin, le Lengadòc. La triste chanson s'éternisait au bord de ses lèvres occitanes.

-« Dejos ma fenèstra
I a un auselon
Tota la nuèch canta
Canta sa canson.

Se canta, que cante...
canta pas per ieu,
canta per ma mia
qu'es al luènh de ieu.

Aquelas montanhas
Que tan nautas son
M'empàchan de veire
Mas amors ont son

Se canta, que cante...
canta pas per ieu,
canta per ma mia
qu'es al luènh de ieu.

Baissatz-vos montanhas !
Planas auçatz-vos !
Per que posqui veire
Mas amors ont son.

Se canta, que cante...
canta pas per ieu,
canta per ma mia
qu'es al luènh de ieu.

Aquela montanhas
Tan s'abaissaran
Que mas amoretas
Se raprocharan... »

Une petite main fine et blanche écarta le voile, alors que l'attelage ralentissait. Elle découvrit une enfant aux yeux brillants... A son âge, quelles autres amoretas, « belles amours », pouvait-elle avoir, que celles de sa patrie, de la nature, de la beauté ?
Bercée de
fin'amor, une telle jeune fille de haute naissance ne pourra pourtant jamais se permettre d'aimer, à moins qu'un miracle ne fasse qu'elle aime très sincèrement, et de tout son coeur, celui qu'on lui donnera à marier, et qu'il l'aime en retour. Mais même alors, elle le savait... L'amour des grands de ce monde résiste mal aux charges, aux absences, aux maux les plus divers. Cette jeune fille avait assisté à la souffrance d'une femme qui avait de l'amour pour son époux. Elle ne pouvait oublier que cette femme était morte. Que sa mère était morte.

Ainsi, cette chanson toujours la faisait pleurer avec sincérité et désarroi, et la renvoyait à sa piété la plus empressée. Souvent donc, une autre chanson faisait suite...


-« Per Dieu, Amors, ben sabetz veramen
Qu'on flus deissen plus poi' Humilitatz
Et Orguoills chai on plus aut es poiatz!
Don dei aver gaug e vos espaven
C'ancse.m mostratz orguoill contra mesura
E brau respos a mas humils chanssos,
Per qu'es semblans que l'Orguoills chaia jos,
Qu'apres bel jorn ai vist far nuoich escura... »

Au son de cette chanson, et de bien d'autres, le voyage se poursuivit. La jeune fille n'avait pas songé à se faire annoncer là où elle allait, elle s'en rendait compte à présent... Mais l'insouciance de sa jeunesse lui épargna de se tourmenter à ce sujet. Si elle ne trouvait pas son ami à Donnemarie, elle le trouverait à Reims, ou ailleurs. Un grand homme comme lui ne doit pas pouvoir disparaître sans que cela ne se sache.
Le convoi allait au nord. Bien des heures après avoir dépassé Conflans, ils parvinrent à leur destination. Le château de Donnemarie, enfin... Tant de jours de route désormais passés ! Un sourire illumina le visage de la jeune fille alors qu'elle s'exclamait à ses compagnes de route :


-« Henriette ! Adelina ! Es Balhamaria... Enfin lo viatge se finís. »

Henriette, la duègne, lui sourit maternellement et répondit avec respect :

-« Òc-ben, Madomaisèla Margarida. »

Le nom de la jeune fille était donc Marguerite... Elle descendait par son père le Comte d'Urgel à la fois des grands rois d'Aragon - ses études de généalogie et les enseignements de son père lui avaient confirmé que la Reine d'Aragon était une fort lointaine cousine - et d'une noblesse burgonde et auvergnate. Par sa mère, feue la baronne de Bram de qui elle tenait sa baronnie, elle avait du sang champenois. Avant que de trépasser, sa mère lui avait enseigné comment ses ancêtres avaient gagné une noblesse de titre, mais non de terre. Marguerite se souvenait comme si c'était la veille du jour où sa mère, partant pour l'Abbaye Saint-Felix de Montceau, lui avait raconté...

    -« Je vais te confier la garde du titre de damoiselle d'Hermeline. » Avait-elle dit. « Je le tiens de mes ancêtres, t'ai-je raconté cette histoire ? »

    Et comme sa fille avait hoché la tête en signe de négation, elle avait expliqué à ses oreilles attentives :

    -« Je crois t'avoir dit que je m'appelais, avant mes noces, Elissa Corteis. Cette famille est véritablement née lorsque nous avons acquis nos lettres de noblesse. C'était en douze cent et un an après Christos... Mon ancêtre, Godefroy Charles Corteis, était le fils d'un drapier. Il avait obtenu d'apprendre le maniement des armes et l'équitation. Il avait dix-sept printemps quand le vicomte sur les terres duquel il vivait se querella avec le duc voisin. Il entreprit alors de monter un régiment pour marcher sur ce duché, et afin de s'assurer la fidélité de ses hommes, il les arma chevaliers. Godefroy était de ceux-là. Il leur remit à chacun une motte de terre en guise de fief et un titre, en échange de leur loyauté. Mon ancêtre, qui à cette époque était désespérément épris d'une jeune noble aux nombreux talents prénommée Hermeline, choisit ce nom comme titre, et choisit les hermines et la lyre d'or comme armes, afin de vanter partout la noblesse et les qualités de cette jeune femme... »

    Ce jour-là, Marguerite avait demandé à sa mère ce qu'il était advenu de la dame Hermeline et si son ancêtre l'avait épousé, ce à quoi la Comtesse avait répondu :

    -« Non, ma toute douce... La demoiselle Hermeline était promise à un autre, et même n'aimait pas particulièrement Godefroy. Finalement, deux ans plus tard, il épousa Hermengarde Dessagnes, qui avait alors quatorze ans. »

    Marguerite s'était étonnée que Godefroy ait épousé une roturière. Mais sa mère avait toujours une réponse avisée à tout.

    -« Le vicomte avait fait tant de nobles sans terres qu'ils n'ont pas tous trouvé à épouser des nobles. Nombreuses sont les lignées qui se sont perdues. Finalement, la vicomté a été engloutie par le duché voisin, contre lequel mon ancêtre s'était battu, et qui lui avait valu son titre. Mais personne ne vint le lui revendiquer, et il conserva le droit de porter l'épée, réservé aux nobles. Il la transmit à ses héritiers, et ainsi elle parvint jusqu'à ton grand-père, Mutto Henry Corteis. Mais là, il n'y eut plus d'enfant mâle, car mon demi-frère, Pygmalion, né du troisième mariage de mon père, est mort à l'âge de dix ans, et mon autre frère, Amédée, n'a jamais été reconnu comme tel car il était né hors mariage... »

    Encore une fois, la piété de la jeune Marguerite n'avait remarqué que les détails, car alors elle s'était exclamée :

    -« Mais, mère... Cela veut dire que Mutto n'était pas pieux ? Il a péché, s'il a eu un enfant hors du mariage... Il a trompé son épouse ! »

    Ces réactions avaient toujours fait sourire la Comtesse, car sa fille lui renvoyait toutes les qualités qu'elle-même lui avait enseignées.

    -« Oui, c'est vrai, il a péché, car il aurait dû épouser Amaélhia après l'avoir mise grosse. Mais il n'a trompé personne car son épouse, Berthe Clothilde Anne Rameau, venait de mourir, à l'âge de vingt ans. C'est après cela qu'il a épousé ta grand-mère, Adeline Marie Jehanne Perthuis-Chêneraie, de qui je suis née. Quand lui est mort, j'étais son seul enfant légitime encore en vie. Alors il m'a transmis le titre de dame d'Hermeline. Quant à l'épée... J'ignore ce qu'il en a fait. Peut-être l'a-t-elle suivi dans la tombe.

    Tu auras donc ce titre, ma chérie. Je te donnerai les papiers nécessaires à cette reconnaissance par la Hérauderie. Tu iras au château de Bram et aidée de ton précepteur, tu organiseras la vie du domaine. J'ai entière confiance en toi, malgré ton jeune âge. Ton frère en fait de même depuis quelques mois déjà, à Malpertuis. »

    Elle avait fini la conversation en occitan...

    -« Si me vòles venir veire, pòves. Tot aquò o chaura explicar quand ton paire tornara. Que me vòles demandar de mèlhs ? »

    Comme la petite Marguerite n'avait rien trouvé qu'elle n'ait compris, et comme elle avait redressé la tête et affiché un sourire fier, marquant sa volonté de plaire à sa mère, Elissa avait dit :

    -« Ma vau botar prèst.

    Ne reviens ici que poussée par le besoin, ma chère enfant. Tu ne devrais manquer de rien, à Bram. Nous nous reverrons à ton baptême, Dieu sait quand... Quand ton père sera de retour. Je t'aime. »


Mais Marguerite n'avait jamais été baptisée... Dans les tourments qu'avait traversé sa famille, personne n'y avait pensé. Elle allait à l'office, elle priait, mais aucun registre ne la considérait comme aristotélicienne, et il lui était défendu de partager le pain de l'amitié aristotélicienne. Du mois, pour l'instant.

La jeune baronne descendit du carosse alors que les gardes mettaient pied à terre. Elle adressa un signe de tête à leur capitaine, le sire Thaddeus d'Ambre, qui l'avait escortée jusqu'ici, et hésita quant à la marche à suivre, maintenant qu'elle se trouvait dans la cour d'un château, sans y avoir été annoncée.

SanAntonio a écrit:
Le calme régnait sur le domaine de Donnemarie, et sur le manoir seigneurial. Le seigneur des lieux, revenu depuis peu, était parti tôt le matin, pour rendre une visite aux gens du domaine et vérifier que tout allait bien, en ce début d'année, laissant le manoir aux mains de ses gens.

Le palefrenier entamait une pause, après avoir vérifier que tout était en ordre dans le manoir et les dépendances lorsqu'il entendit du bruit dans la cour. Il grogna contre le visiteur imprévu, puis se dirigea vers la cour, espérant qu'il pourrait vite se débarasser du géneur.

Arrivé dans la cour, il apercut un bel attelage et quelques hommes en armes. L'attelage recouvert de poussière, ainsi que les tenus des hommes, indiquaient un voyage long. Il ne reconnut point les armes qui ornaient l'attelage, mais elles n'étaient pas Champenoises, dans les quelques souvenirs qu'il avait des armoriaux. Des invités du vicomte, peut être. Une jeune demoiselle, noble d'apparence, semblait chercher où aller. Il s'approcha d'elle, évitant du regard les hommes en arme.


Bien le bonjour damoiselle. Bienvenue à Donnemarie, domaine du Vicomte SanAntonio d'Appérault. Que puis-je faire pour votre service ?

Le palefrenier se força alors à faire un sourire des plus aimables qu'il soit, ne sachant trop que faire en l'absence du maître de maison.

Margot de Volpilhat a écrit:
La jeune baronne, dont la chevelure de feu était tressée et pendait dans son dos, sur sa cape fourrée, sourit au palefrenier.

-« Bonjorn. » dit-elle avec un fort mais charmant accent occitan. « Mes chevaux ont soif, sans nul doute. Pourrais-tu les faire boire ?
Mais avant, sauras-tu me dire si ton maître est ici ? Auquel cas, annonce-lui Marguerite Charlotte Victorine Corteis de Volpilhat, baronne de Bram, je te prie.
J'ai fait fort long voyage depuis le Lengadòc. »

Quand elle avait décliné son nom, Marguerite avait presque naturellement ajouté le patronyme de sa mère après ses trois prénoms, et avant son patronyme... Elle trouva que cela sonnait bien.

SanAntonio a écrit:
Le brave palefrenier prit note de l'identité de la visiteuse, et l'orienta vers le logis seigneurial.

Bienvenue à Donnemarie alors, Damoiselle de Volpilhat. Mon maître, le vicomte d'Appérault, n'est point encore rentré, mais il ne devrait plus tarder maintenant. En attendant, je vous propose d'entrer vous mettre à votre aise dans le logis.
Je vais aller m'occuper de vos chevaux. Pendant ce temps, vos gens trouveront un bon repas dans les cuisines.
Je dois à présent vous laisser. Bon séjour, demoiselle.

Le palefrenier s'inclina devant la jeune baronne, puis emmena les montures à l'écurie, pour s'en occuper, laissant les visiteurs se rendre où ils le devaient.


***


Campagne environnante du bourg, un cavalier, juché sur une colline, observe le domaine qui l'entoure. Observant le soleil commençant à se coucher sur les plaines d'Egligny s'étendant à l'Ouest, il fait demi tour, se dirigeant à allure soutenue vers son manoir, où un repas chaud l'attendait. Un repas qui viendrait à point nommé, n'ayant point mangé depuis son départ du manoir, le matin...
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Marguerite
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MessageSujet: Re: [Archive RP] Une fleur d'oc   Dim 04 Fév 2007, 01:34

Margot de Volpilhat a écrit:
-« Je vous remercie. »

La jeune baronne invita son capitaine à la suivre, alors que les autres gardes, le cocher et ses dames de compagnie s’orientaient vers les cuisines, comme indiqué par le palefrenier.

Marguerite et Thaddeus pénétrèrent dans un logis bien tenu. Une servante vint à leur rencontre et les installa sur des sièges confortables devant une cheminée bien fournie. Ils restèrent ensemble, au début en silence, puis timidement discutant. Marguerite avait du mal à s’expliquer le refus du mercenaire de se faire rémunérer pour ses services, alors que là était le but même de son existence, et s’employait à essayer de le convaincre de la laisser le remercier.

Le bois incandescent craquait sous leurs yeux. Des étincelles jaillissaient hors de l’âtre, et s’éteignaient avant de toucher le sol. La chaleur diffuse les envahit. Marguerite retira sa cape fourrée. La nuit tombait. Il semblait que le maître de maison ne manquerait pas d’arriver.

SanAntonio a écrit:
Après une chevauchée, à la tombée de la nuit, le vicomte entra dans la cour du manoir de Donnemarie. Fourbu par une journée au grand air, juché sur sa monture, le cavalier descendit de son cheval et laissa les rênes au palefrenier. Celui ci lui annonça la présence d'une damoiselle au manoir. Le vicomte d'Appérault, reconnaissant les armes de Bram sur l'attelage situéprès de l'écurie, sourit, heureux de revoir la jeune baronne de Bram. Elle n'avait point répondu à sa dernière lettre, datant de quelques mois, mais elle était à présent arrivée en Champagne, sur les traces du passé de feue sa mère. Il se rendit donc prestement au manoir, ne voulant point la faire attendre plus longtemps. A l'entrée, il se débarassa de son long mantel et de ses gants, les laissant aux bons soins d'un valet. Il entra ainsi dans le salon, et découvrit la baronne, et un homme inconnu, assis devant la cheminée. SanAntonio vérifia que sa tenue était présentable, et avança dans le salon, la mine réjouit.

Bonsoir à vous damoiselle Marguerite. Vous me voyez ravi de vous accueillir en mon domaine. J'espère que vous avez fait bonne route depuis Carcassonne.

Il se tut alors, posant son regard sur l'individu sis à côté de la jeune damoiselle, se demandant, méfiant, qui il était.

Margot de Volpilhat a écrit:
La baronne se leva lorsque le vicomte et maître de maison entra, et s'inclina devant lui avec beaucoup de respect.

-« Bonsoir messire. Je vous remercie très sincèrement de votre hospitalité. J'ai fait effectivement bonne route, sans encombres ni retard, et passant par le domaine de mon cher frère messire Reginhart. »

Comme elle parlait, elle constata que le vicomte ne la regardait pas mais regardait de manière insistante le sire Thaddeus.

-« Si ma route a été sereine, je le dois au sire Thaddeus (elle désigna de la main le capitaine, l'invitant à s'avancer) qui a dirigé ma garde personnelle. Je ne crois pas que vous vous connaissiez. »

SanAntonio a écrit:
Le vicomte, des courbatures dans le dos, tourna son attention mais l'invitée surprise. Il l'écouta avec attention, gardant un oeil sur l'inconnu.

Mais mon hospitalité n'est qu'un juste retour des choses, voyons. Je suis en tout cas ravi que vous ayez fait bon voyage. Par contre, vous avez raison, je ne connais point messire...Thaddeus.

Il se tourna alors vers le sire en question, et le salua.

Et bien, messire Thaddeus, je vous souhaite la bienvenue à Donnemarie à vous aussi.

thaddeus a écrit:
Thaddeus fut assez surpris de recevoir l'invitation de la jeune baronne à la suivre, pensant qu'il serait, lui aussi, relègué aux cuisines en attendant d'autres instructions.
Celle ci semblait donc partager le sentiment qui l'habitait depuis quelques temps. Une appréciation mutuelle, respectueuse.
S'il ne se méprenait pas, cela était de bon augure pour la demande qu'il voulait lui adresser mais qu'il n'avait pas réussi à glisser jusqu'à présent, faute de moment opportun.
Peu de temps après, assis dans les fauteils, en train d'apprécier les jeux de lumière du feu de bois sur les décorations somptueuses de la pièce, il tenta de détourner la conversation que Marguerite lui faisait à propos de sa solde. Le moment n'était pas toujours choisi et l'arrivée imminente de leur hote pourrait interrompre les réflexions de sa cliente à propos de sa requete.
Le vicomte vint corroborer ses prévisions quelques instants plus tard.
Il se leva et s'inclina respectueusement devant le Vicomte.
Le regard qui lui était porté était peu encourageant et chaleureux. Il se demanda bien ce qui pouvait justifier tel comportement. Après tout, s'il était entré, c'était en compagnie de la jeune baronne.
Sur l'invitation de sa compagne de voyage, il s'avanca et répondu en essayant d'adhérer le plus possible au protocole.
Cela l'énervait toujours un petit peu de devoir faire des ronds de jambe aux nobles alors qu'il avait mérité au moins autant que certains leurs titres...


Monseigneur est bien bon. Je vous remercie de votre accueil. Il est agréable d'en jouir après la rudesse du voyage que nous venons de faire.

Il remercia également la baronne du regard pour ses éloges
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Marguerite
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MessageSujet: Re: [Archive RP] Une fleur d'oc   Dim 04 Fév 2007, 01:50

SanAntonio a écrit:
SanAntonio écouta les propos de l'homme qui avait escorté la baronne depuis le pays d'Oc. Il prit alors conscience que la journée était bien avancée, qu'il avait fort fin et que ses hôtes, après une journée de voyage, devaient être dans le même cas.

Messire Thaddeus, ce n'est rien. Ma maison est toujours ouverte aux personnes de qualités telles que damoiselle de Volpilhat, ainsi qu'aux personnes qu'elles jugent dignes de confiance.

Il se tourna alors de façon à voir ses deux hôtes et continua.

Mais, j'imagine que vous devez avoir fort faim, et moi même ne fais point exception. Je vous invite donc à aller prendre un bon repas. Nous aurons le temps de parler plus longuement une fois le ventre plein, à moins que vous ne préfériez vous reposez, ce que je comprendrais aisément. De toutes façons, vous êtes mes invités et je vous ferai préparer des appartements.

Il prit alors une pause, conscient de monopoliser la parole. La chaleur du feu allait en diminuant progressivement, et il faudrait remettre une bûche s'ils ne quittaient pas le salon. Cette visite imprévue réjouissait le vicomte, mais, rien n'avait été préparé au manoir pour cette reception.
Posant son regard sur le visage de la jeune baronne, éclairé par la lumière du feu, le maître de maison revit le jour de leur première rencontre, dans la cathédrale de Narbonne. A cette occasion, elle avait manifesté l'envie de revenir au pays qui avait vu naître sa mère. Aujourd'hui, elle avait fait le voyage, mais une question trottait dans l'esprit du vicomte : qu'allait-elle faire ensuite ? Elle resterait pour un temps, visitant les provinces de Champagne, de Bourgogne avant, peut être, de repartir dans le sud, chez elle. Il décida de mettre ce point de côté pour l'instant et de se concentrer sur ses hôtes.

Margot de Volpilhat a écrit:
Se savoir enfin à destination rendait la jeune fille quelque peu tourmentée. C'était le seul projet qu'elle ait jamais fait, elle savait qu'elle devait venir en Champagne, qu'elle le devait à sa défunte mère champenoise, et au vicomte qui l'avait soutenue dans son deuil lors de leur dernière rencontre. Elle s'était appliquée à mettre en ordre ses affaires en Lengadòc, à n'y rien oublier, à voyager en sûreté jusques en Champagne. Oui, mais après ?
Que faire maintenant qu'elle y était ? Elle se rendit soudain compte que sa présence l'imposait au vicomte, qui par ailleurs avait des responsabilités. Que ferait-elle, pendant ces jours, seule dans ce pays étranger, avec son accent d'étrangère ? Son statut de jeune noble célibataire d'une province éloignée restreignait beaucoup la variété des activités possibles. Elle avait un rang à tenir. Il s'agissait pour l'instant d'attendre qu'on lui choisisse sa vie.
Elle n'avait d'autre avenir que celui que son père déciderait pour elle. Il semblait impensable qu'il lui choisisse un époux proche de Sa Majesté le Roy de France, envers lequel il avait une hostilité non déguisée. L'une de ses craintes était qu'il la marie à un vieux noble aragonais, sans avenir... Quoi qu'il arrive, elle se soumettrait, c'était évident. On l'avait élevée ainsi, jamais elle ne se berçait d'idéaux. Une infante présumée d'Aragon a plus de devoirs que de droits. Et comme la Reina Choup était cousine de son père...

La baronne tâcha de masquer ses soupirs.
Le vicomte, son capitaine et elle se dirigèrent vers une salle à manger où un souper avait été servi. Ils passèrent la soirée à relater essentiellement leur voyage depuis le Lengadòc et à commenter les nouvelles de Champagne - auxquelles Marguerite s'intéressa, car elles avaient l'avantage de ne pas la concerner et donc de lui faire oublier quelques temps ce qui la tourmentait. Trois accents se mêlaient dans cette discussion, celui chantant d'oc, celui du nord plus grave, et celui de qui a beaucoup voyagé et n'en a plus vraiment...
Vers la fin du repas, juste avant qu'une servante ne conduise Marguerite dans une chambre qui avait été préparée pour elle - il était bien vide, ce château ! - la baronne, considérant comme acquis le fait que le vicomte avait ses propres obligations, lui demanda :


-« Messire d'Appérault, que me conseilleriez-vous de faire ces prochains jours, en votre absence ? »

SanAntonio a écrit:
SanAntonio était pensif, alors que le repas s'achevait. La discussion avait été animée, et joyeuse, dans la salle commune du manoir. Le vicomte retrouvait un peu la saveur des repas en famille d'antan, avant qu'il ne se retrouve bien souvent seul, à table.

Lorsque son ivnitée rompit le silence, installé depuis quelques instants, SanAntonio tourna le regard vers elle. La question posée était judicieuse, et méritait attention. Après y avoir songé un moment, il répondit


Mon absence ? Et bien, je n'avais que peu de projets en tête pour les jours à venir et cherchait donc comment me rendre utile. Je pensais peut être partir un peu sur les routes, pour me changer les idées. Votre visite, cependant, m'incite à oublier tout ceci. Je vous avais il y a plusieurs moi invité en Champagne. Maintenant que vous êtes là, il serait bien impoli de ma part de vous laisser, seule, dans cette province que vous ne connaissez pas.

Votre voyage depuis le languedoc fut long et éprouvant, je puis vous suggérer de demeurer ici quelques temps, afin de vous reposer. Nous aurons bien l'occasion, plus tard, de vous faire découvrir cette belle région. Qu'en dites vous ?

Le vicomte se tut alors, observant du coin de l'oeil le mercenaires qui avait escorté la jeune baronne. Le repas et la discussions qu'ils avaient eut l'avait convaincu que son impression première, de méfiance, n'était pas justifiée. Il se demandait juste ce que ferait à présent le mercenaire. En toute logique, sa mission était terminée. Il pourrait donc prendre sa solde, et partir vendre ses services à une autre personne en ayant besoin, le vicomte étant parfaitement apte à assurer la protection de son invitée. La décision ne lui appartenait cependant pas, et il serait bien accueillit tout au long de son séjour, de la meilleure manière possible.

thaddeus a écrit:
Le dîner avait été succulent. Il y avait fort longtemps que je n'avais point dégusté de mets si raffinés. Mon palais avait du se faire aux bouillis incipides servies dans les auberges lors de mes voyages. L'époque où ceci était mon quotidien commencait presque à se faire oublier.
Ce fut également un réel plaisir de conter notre voyage, car, bien que ressemblant à ce que je pouvais voir sur les routes depuis que je m'étais lancé dans le mercenariat, les yeux que Marguerite posait sur le monde apportait une réelle fraicheur.
Lorsqu'elle posa son ultime question, mon esprit ne fit qu'un tour avant de me décider à lui proposer de lui faire visiter ces terres. Hélas, elle ne m'était pas adressée, et je devais garder mon rang. Toujours ces histoires de protocole...
Je profitais tout de même des "nous" et "vous" de la réponse du Vicomte pour m'inclure dans le lot sur un mal entendu.


« Il est vrai que ces terres regorgent de lieux que vous ne devez manquer de visiter, baronne. Je me plaisais à les arpenter à mes moments perdus du temps où je résidais à Tonnerre, champenoise alors.
Si Monseigneur est appellé par ses obligations, je me ferai un plaisir de vous y accompagner, si vous me passez l'outrecuidance de cette proposition.
Ce sera un réel plaisir et honneur pour moi. »

Margot de Volpilhat a écrit:
Marguerite s'amusa de cet échange. Mais puisque le vicomte ne s'absentait a priori pas, la discussion pourrait être remise au lendemain. Elle se sentait fatiguée, et sourit en disant aux deux hommes :

-« Eh bien ! Je ne manquerai pas de guides, au moins. Nous verrons cela demain, n'est-ce pas ? »

Et avec une révérence, elle se retira, songeant déjà aux promenades du lendemain...
Personne n'avait prévu alors que Sa Majesté la Reyne appelerait son père à ses côtés pour son accouchement, ni que Marguerite accompagnerait le vicomte à Paris, sans avoir réellement pu visiter la Champagne.

thaddeus a écrit:
Je pris également congé de mon hote en le remerciant pour l'accueil de qualité qu'on m'avait fait partager.
J'allais dans une auberge, conseillée par les servants du Vicomte, non loin du domaine et y passais la nuit, comme je le pus sur une paillase au confort proverbial.
Au petit matin, un servant vint me reveiller pour m'apprendre la nouvelle.
La Baronne devait se rendre ainsi que son hôte de toute urgence à Paris. Elle ne requèrait pas mes services d'escorte, voyageant sous la protection de la garde du Vicomte, mais m'invitait à les y rejoindre, bien que je ne puisse pas jouir des festivités réservées aux nobles. Je ne préfère pas relater les pensées à propos de la noblesse qui passèrent par mon esprit à ces mots. Elle repasserait par ces terres si elle le pouvait ou ferait envoyer un coursier avec la solde qu'elle jugeait bon de me verser si je devais quitter Conflans.

Le servant repartit avec un mot de ma part, expliquant que je ne pourrais les y rejoindre pour le moment, ayant certaines affaires à regler relatives à une demande que je voulais faire à la Baronne, mais que si leur absence devait se prolonger, je viendrai à Paris.

Plus tard dans la matinée, je me préparais, le coeur lourd de n'avoir pu parler à Marguerite, pour un aller-retour à Epinal, lieu où j'avais entreposé mes affaires de mercenaire que je n'avais pas prises avec moi pour cette mission.
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MessageSujet: Re: [Archive RP] Une fleur d'oc   Dim 04 Fév 2007, 01:52

Margot de Volpilhat a écrit:
Marguerite rentra finalement à Donnemarie, après les festivités de la naissance du Dauphin. Elle demanda le sire Thaddeus, on lui dit qu'il était parti dans une auberge à Conflans et on lui remit le mot qu'il avait laissé pour elle. La jeune baronne pesta, il se défilait ! Elle ne le payerait donc jamais pour ses services ?

Rongeant son frein, elle se conduisit en parfaite jeune noble au château de Donnemarie. Elle avait eu la surprise de recevoir un mot de la part du jeune Louis d'Appérault, dès le lendemain de la naissance du Dauphin :


Citation :
Bonjour damoiselle Marguerite,

Je vous envoie ces quelques mots à la suite de notre rencontre, hier, dans les jardins. Je n'ai point l'habitude de rencontrer du monde, résidant seul presque en permanence au castel de Melun. Aussi n'ai-je point l'habitude de parler, surtout à une personne de noble famille. J'espère donc ne point vous avoir ennuyer, auquel cas je m'excuse de la façon la plus sincère qui soit.

Peut être aurons-nous l'occasion de nous revoir. Je l'espère en tout cas de mon côté, ayant beaucoup apprécié, même si je n'ai pas su le montrer, de parler à une demoiselle de mon âge.

Je vous salue, damoiselle Marguerite

Qu'Aristote vous ait en sa très saincte garde.

Louis Raphaël d'Appérault

Point, point, point. Margot lut deux fois la lettre, mais ne répondit que lorsqu'elle fut à Donnemarie :

Citation :
A l'attention du seigneur de Vaux-le-Vicomte, en le castel de Melun.

Messire Louis,

J'ai bien reçu votre message, et vous prie de m'excuser de n'avoir pas répondu plus tôt. Je vous écris du château de Donnemarie, de votre père, où je suis de retour. J'ai également apprécié de vous rencontrer.

Là, elle laissa sa plume en l'air un instant avant de répondre, un étrange sourire aux lèvres, pas moqueur car ce n'est pas charitable, mais presque :

Citation :
Soyez rassuré, vous ne m'avez nullement ennuyée, et si votre malaisance en société se remarquait effectivement, vous n'avez pas à vous en excuser.

Quant à nous revoir, je l'espère, mais je crains que ce ne soit pas pour les jours prochains. Je songe à retourner en Languedoc quelques temps, où il semblerait que l'on m'appelle. Toutefois, n'ayant pas pu profiter pleinement de la Champagne, je pense y revenir vite.

Jusqu'au revoir, qu'Aristote vous garde.

Marguerite Charlotte Victorine de Volpilhat
Baronne de Bram, Dame d'Hermeline

Puis elle chercha un membre de la domesticité qui, pour des raisons pratiques, devait se rendre dans l'autre domaine de la famille d'Appérault, et lui confia la lettre.

Car Marguerite voulait revoir le Lengadòc.
Elle s'y sentait appelée, elle voulait savoir ce qu'ils avaient fait de la Cathédrale de Narbonne où reposait sa mère, et prendre connaissance de l'état de la province.
Elle voulait toucher la terre de Bram, la saisir, l'émietter dans ses doigts fins, humer son odeur.
Elle voulait caresser du regard le contour crénelé de la fière cité de Carcassonne le matin à l'aube.
Elle voulait savoir son père juste au-delà des montagnes, à peine plus loin que là où portaient ses yeux.
Elle voulait voir luire l'Aude dans la vallée, elle voulait voir la mer à Narbonne.
Elle voulait se rendre sur la plage de Sérignan, là où sa mère avait été retrouvée, et lui dire que son deuil était fait, qu'elle était en paix avec elle-même, et qu'elle l'aimait et l'aimerai toujours.
Elle voulait voir bourgeonner la vie sur le Lengadòc, et jamais elle n'avait imaginé, avant, à quel point il lui était dur de rester loin des terres occitanes.

Alors elle alla, un soir, voir le Vicomte de Donnemarie et de Melun, et lui répéta tout cela, et lui déclara qu'elle le quittait, du moins pour quelques semaines. Puis elle s'inclina avec beaucoup de respect, pris la main du Vicomte avec les deux siennes et l'embrassa, comme celle d'un père.

Elle repartit avec ses deux dames de compagnie (la gouvernante et la camérière) et les deux gardes de Bram. Pour le reste, elle espérait trouver à Conflans le sire Thaddeus d'Ambre, pour qu'il reprenne, s'il l'acceptait, son rôle de Capitaine de la garde de la baronne.

A Conflans, elle se renseigna dans les diverses auberges pour savoir si le sire Thaddeus s'y trouvait.

thaddeus a écrit:
J'étais revenu d'Epinal, mes affaires bouclées, ayant laissé ma propriété aux mains d'un voisin afin qu'il en assure l'entretien pendant mon absence, faute d'avoir pu la vendre.
Deux chevaux de plus s'étaient ajoutés à ma caravane qui transportaient toutes mes affaires de mercenaires. Je ne savais qu'en faire et tournait en rond à l'auberge en attendant des nouvelles de Marguerite.
Alors que je faisais les cents pas dans la salle principale de l'établissement, la baronne en franchit le seuil. Elle semblait habillée pour le voyage, et étaient accompagnée de ses deux servantes qui attendaient à l'extérieur.

Elle m'expliqua qu'elle désirait retourner en Languedoc pour un temps et qu'elle souhaitait savoir si je pouvais l'escorter à nouveau sur ce chemin que nous avions emprunté peu avant. Si ce n'était pas le cas, elle avait préparé une bourse contenant le montant de la solde qu'elle comptait me reverser.

Je la priai de bien vouloir s'asseoir avec moi à une table un peu en retrait afin que je lui parle d'un sujet important dont je tenais à m'entretenir avec elle.
Un peu surprise et intriguée, elle accèda à ma demande.


Ma demoiselle, cela fait maintenant quelques semaines que nous nous sommes rencontrés.
Durant cet interval, nous avons mangé, vécu, parlé ensemble et il est un fait qui s'est revélé à moi suite à cette succession de moments partagés - je me permets de vous le dire sans détour, j'espère que vous accepterez de me pardonner la brusquerie du ton employé - J'apprécie énormément votre compagnie qui est de qualité.
Vous avez su percer la carapace que je m'étais forgée et inspiré en moi un profond respect et intérêt.
Le fait que vous veniez à moi aujourd'hui afin de requérir à nouveau mes services a pour moi une certaine symbolique puisque je voulais vous présenter moi même une requête allant quelque peu dans ce sens.
Je souhaitais en effet vous proposer de me mettre à votre service d'une manière plus définitive. Non plus en tant que mercenaire mais en tant que membre de votre garde personnelle, ou pour tout autre usage que vous pourriez me trouver.
Etre en votre compagnie étant un réel plaisir, vous servir et vous épauler serait pour moi un honneur.
Ne voyez en ces termes aucune manoeuvre ou encore moins l'idée de prendre la place d'un de vos hommes qui sont tous, eux aussi, très attachés à vous, mais bel et bien un aveu d'une appréciation de vos talents.

Je n'étais pas très content de la facon dont j'avais présenté les choses, mais je reconnais que je ne savais pas non plus très bien où j'allais. Tout ce que je savais, c'était que je voulais être en sa compagnie.

Margot de Volpilhat a écrit:
La jeune baronne écouta avec attention le sire Thaddeus tout en entortillant autour de son doigt une mèche de ses cheveux roux clair qui s'échappait de sa coiffure.
Quand il eut fini, elle sourit et répondit :


-« J'avoue être très agréablement surprise par cette proposition, messire. Mais ne croyez pas vous échapper ainsi, je vous payerai pour vos services de mercenaire, et ensuite nous nous attacherons à voir si vous pouvez entrer à mon service. »

Elle fit glisser la bourse pleine vers lui, de manière insistante. Puis elle reprit :

-« Pour tout vous dire, si j'ai fait appel à vous pour diriger ma garde jusqu'ici, c'est qu'aucun de mes hommes n'en avait la capacité. En prenant cette place vous n'en privez aucun.
J'accède donc très volontiers à votre souhait. Reste à déterminer votre solde journalière. »

thaddeus a écrit:
Je me pris la bourse qui m'était tendue, souriant de la mine que la baronne affichait. J'y lisais presque un soulagement, comme si elle avait douté que je l'accepterai.
Je n'étais pas particulièrement aisé en ce moment et cet argent était le bien venu. J'avais cependant agi de facon à n'être payé qu'à l'arrivée à bon port car la mésaventure avec la Franche Comté m'avait enseigné qu'une mission ne devrait être payable que si elle était accomplie dans son intégralité.
Une sorte d'ethique à laquelle je voulais adhérer.
L'échec de la précédente escorte n'étant pas glorieux, même si je n'y avais qu'une réponsabilité limitée, je l'avais passé sous silence, paraissant étrange aux yeux de la jeune baronne.

Je savourai l'acceptation de ma demande avec une joie non dissimulée, notant au passage le compliment qui était fait sur mes qualités martiales, et répondit :

Je vous remercie grandement pour l'honneur que vous me faites en acceptant cette requête. Pour ce qui est de la solde, je vous fais entièrement confiance.
Ce n'est pas l'aspect pécunier qui motive mon acte, et je sais que vos capacités de gestionnaire sauront tout à fait évaluer ce qu'un capitaine peut désirer.

Margot de Volpilhat a écrit:
La baronne hocha la tête. Elle se leva et invita le mercenaire à faire de même.

-« Nous partons tout de suite, alors, capitaine. Je tiens à être rentrée au plus vite en Languedoc. »

Elle lui sourit, et sortit dans la cour devant l'auberge. Elle monta dans la calèche, le coeur heureux. Enfin, elle allait revoir son Lengadòc !
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