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 [Archive RP] Sur la plage de Serignan

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Eléïm
Gardien des clefs de l'Hoste


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MessageSujet: [Archive RP] Sur la plage de Serignan   Lun 09 Oct 2006, 12:01

Posté le: 18:28 Dim 08 Oct 2006

Marcel, pêcheur bitterrois.

Une embarcation voguait au large de Serignan. A à peine un mile marin du bord, deux pêcheurs dans une barge au fond plat surveillaient leurs lignes en bavassant avec insouciance :

-"T'sais pas, la Marie... Elle m'fait une omelette, vindiou... Faut la goûter, c't'un délice, Joshua en culotte de v'lours, comme dirait l'aut', Barnulf."

-"C'est la Marie qu'est un délice, Marcel."

Et le Marcel de se gausser. Mais Barnulf ne rit point : il venait de voir ce qu'il avait de prime abord pris pour un tas d'algues sombres à la dérive.

-"Hey, Marcel ! T'as vu c'qui a là bas ?"

Les deux hommes ramanèrent leurs lignes et ramèrent vers l'élément dérivant. En quelques instants, ils parvinrent à lui et poussèrent un cri d'effroi. Ce que Barnulf avait pris pour des algues, c'était une robe vert sombre parant un cadavre gorgé d'eau.

-"Parsambleu ! Faut aller l'dire à la ville, ç'ma l'air d'êt' une grand'dame."

L'autre hocha la tête et ils regagnèrent la plage, traînant dans l'eau derrière eux le corps de la noyée. Ils l'échouèrent sur le sable et la tournèrent sur le dos. Ses yeux étaient clos, son visage serein. Dans ses cheveux roux restaient quelques fleurs et s'étaient accrochées quelques algues. Le courant liguro-provençal avait amené le corps de l'est, de là où il était tombé, entre Sète et Frontignan.

Barnulf resta près du corps, hébété, alors que le Marcel s'en alla bien vite à la ville proche, Serignan, annoncer la découverte. Quelques villageois se hâtèrent vers le village, mais le Marcel continua jusqu'à Béziers, à quelques lieues au nord. Il savait qu'il trouverait là des autorités plus à même de reconnaître la grande dame que les bouseux qu'ils étaient tous.
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Eléïm
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MessageSujet: Re: [Archive RP] Sur la plage de Serignan   Lun 09 Oct 2006, 12:03

Posté le: 12:39 Lun 09 Oct 2006

Albanohyre

Une colombe arriva vers les deux pecheurs.

Citation :
j ai ete prevenu de ce terrible evenement !!!
le temps que j arrive rassemblez le maximum d element pour l enquete

je veux bien donner un coup de main pour l enquete!

mais j aurais surement besoin d aide ...

le temps de rassembler mes outils et j arrive

cordialement
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Eléïm
Gardien des clefs de l'Hoste


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MessageSujet: Re: [Archive RP] Sur la plage de Serignan   Lun 09 Oct 2006, 12:04

Posté le: 13:10 Lun 09 Oct 2006

Marcel, pêcheur bitterrois.


Quand le Marcel eut la lettre entre les mains, il afficha un air pour le moins dérouté.

-"C'est y qu'y croient que chuis quequ'un... J'savons pas lire moué."

Songeant que si c'était important, on le lui ferait savoir, il fourra le morceau de parchemin dans sa poche, espérant vainement trouver un homme de lettres qui l'instruirait du contenu d'icelle. Puis, le nez en l'air, il chercha un bâtiment imposant où il trouverait quelque notable.
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Marguerite
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MessageSujet: Re: [Archive RP] Sur la plage de Serignan   Dim 29 Oct 2006, 15:17

GeoKeR a écrit:
GeoKeR terminait son service : il était fatigué d'être sur le qui-vive avec cette attaque de brigand, Il décida de se ressourcer quelques temps se calmer une heure ou deux en laissant son espriit vagabonder, et reprendre ensuite le combat. Il alla donc avec Royaume sur le bord de mer penser à son avenir et à son destin qu'il ne semblait pas maitriser si il portait crédit à Razelle...
Mais il fut rapidement interrompu dans ses rêveries par...
Albanohyre a écrit:
albanohyre arriva sur les lieux et se presenta devant geoker!!!

bien le bonjour geo !
je viens d arriver ...
tu es au courant des corps retrouvé sur la plage ?
j ai deja fait une petite enquete
la jeune femme au cheveux roux serait peut etre elissa
tu l a connais ?
sinon aurais tu apercu des bonhomme pas loin des corps ?
Wiatt a écrit:
Un pigeon survola la plage et trouva celui qu il cherchait...Il se posa sur son epaule...A sa patte ce pli...Il attendit que le policier s empare du courrier pour repartir, considerant le corps noyé...Les morts ne risquaient plus rien, les vivants eux ne le resteraient pas longtemps peut etre...

-"Herra et Glawach empoisonnés, chez eux au quartier bleu..."
Almachin a écrit:
alban lu la lettre !
il ne savait plus ou donner de la tete
il decida d aller voir les vivants ...

il laissa la consigne a geo de recolter un max d info pour son retour
-PNJ- a écrit:
Ne trouvant personne pour l'aider en ville, le Marcel se dit que cette femme ne devait pas être si importante et retourna donc à la plage.
Là il vit un noble cavalier et il s'adressa à lui en essayant de soigner son langage:


-"J'vous dit bien l'bonjour M'sire le noble. Vot' accoutrement et vot' beaux habits m'font voir qu'vous êtes que'q' personne du haut monde. Alors j'me suis dit qu'vous pourrais r'connaître la belle dame qu's'est r'trouvée échouée là-bas, toute pleine d'eau.

Alors... qui qu'c'est?"

Marcel était assez curieux de nature et avait bon coeur. Il ne voulait pas qu'une si jolie femme restât à l'abandon sur la plage. Il attendit la réponse de l'homme.
GeoKeR a écrit:
GeoKeR fut très troublé par l'omniscience du policier et du pigeon de sa fillotte.... Il avait déjà été très perturbé par le fait qu'une vieille femme pouvait connaitre son passé et ses secrets, mais là !
Il écarquilla les yeux se demandant si il n'imaginait pas tout ça, et vit alban partir aussi vite qu'il est venu... retournant à ses pensées il fut à nouveau dérangé par un pecheur cette fois.... il le considérait comme noble, cela le flattait, mais la nouvelle était inquiétante, une femme morte sur la plage... Il suivit le pecheur qui lui montra la cadavre... qui était-ce ?


Aidez moi a retourner le corps ... que l'on voit son visage... délicatement la dame semble etre... Elissa !!!???

Le pecheur pouvait lire l'émotion sur le visage du soldat... GeoKeR essayait de rester impassible, mais comment le rester, le corps de l'ancienne juge était altéré par l'eau et le temps... une des plus belles femmes de son temps qui...
Il reprit sa respiration, reprit ses esprits.


Cette femme, c'est une des plus grandes dames du Languedoc, elle a fait énormément pour le comté... nous devrons prononcer le deuil dans notre région... mas d'abord, nous devons préserver son corps, pour que les embaumeurs puissent lui redonner l'éclat qu'elle avait de son vivant... s'il vous plait, aidez- moi à la transporter sur mon cheval...

Les deux hommes s'exécutèrent.... GeoKeR donna une poignée de pièces au pecheur, pour boire à la santé de la belle... puis il se dirigeait vers la mairie, réfléchissant aux différentes personnes qu'il devait prévenir de la découverte... un message au fief de Bram, un message à la mairie de Carcassonne, et... mais où était son mari déjà ?
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Marguerite
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MessageSujet: Re: [Archive RP] Sur la plage de Serignan   Dim 29 Oct 2006, 15:28

Eleïm a écrit:
(Cf. Le legs d'Almade )
Marguerite et Eléïm avaient voyagé longuement... Ils étaient arrivés à Béziers, et la jeune fille s'était réveillée. Ils décidèrent tout deux de s'arrêter quelques minutes, près de la mairie, pour abreuver le cheval et se dégourdir les jambes.
Margot de Volpilhat a écrit:
La jeune baronne, bien qu'heureuse de dégourdir ses jambes et rafraîchir sa gorge, s'impatientait.

-"Nous devrions nous hâter, seigneur. L'Abbaye est encore à une demie-journée de route. Chaque minute compte lorsque..."

Elle ne termina pas sa phrase. Elle venait d'apercevoir le sire GeoKeR venant dans leur direction, et que ce soit volontaire ou non, elle en fut ébranlée. Sur la monture de sire se trouvait ce qu'elle appréhenda immédiatement comme un corps.

Elle frissonna, puis avança, lentement d'abord puis de plus en plus vite, vers le cheval. Elle reconnu la robe, elle reconnut la chevelure... C'était sa mère.

Alors, brisée par le chagrin, renonçant à toute dignité - car elle était si jeune, et la douleur si grande ! - , elle hurla de sa voix d'enfant. Les larmes lui vinrent, elle tendait les bras vers sa mère, hors de portée sur le grand cheval. Elle tomba à genoux, dans la poussière, à quelques centimètres des sabots du cheval.


-"Tu n'avais pas le droit ! C'était trop facile, il fallait lutter... Tu n'avais pas le droit de choisir la facilité ! Tu m'as abandonnée !"

Il était impossible de dire qu'Elissa s'était suicidée, car aucun témoin n'avait assisté à sa chute, et réellement, c'était Eledhwen qui l'avait poussée. Mais pour Margot, la seule chose qui comptait était que sa mère était partie, et l'avait laissée, seule, loin de son père, loin de son frère, loin de tout...

Puis la jeune fille, après avoir libéré toute sa colère, ne conserva que le chagrin et retrouva sa piété. Autour d'elle rien n'importait.


-"Mon Dieu, bénissez-la, accueillez-la en Votre Paradis... Mon Dieu, faites d'elle une Sainte, accordez-lui une place à Vos côtés. Et veuillez me pardonner d'avoir ainsi douté. Vous aviez Vos raisons pour la rappeler à Vous."
Eleïm a écrit:
Eléïm fut choqué par le spectacle du corps inerte de Dame Elissa, mais on ne peut dire qu'il ne s'y était point préparé.

Habitué à lire entre les lignes dans les lettres de la Comtesse qui ne manquaient jamais d'implicite, Eléïm avait compris que la missive de samedi était la dernière qu'il recevrait.

C'étaient davantage les larmes sincères de la jeune Baronne qui auraient pu le faire éclater en sanglot, mais une des dernières volontés d'Elissa était qu'il devienne le précepteur de sa fille. Il se devait donc d'être raisonnable et de prendre le recul qui convenait dans telle situation.

Tout en essayant de lutter contre la désespérance, il se rappela d'un coup qu'il devait être baptisé ce mesme soir, il n'avait pas le choix, tout était déjà prévu depuis bien longtemps. Une fois la chose réfléchie, il s'adressa à Marguerite d'une voix qu'il voulut la plus douce possible:


"Marguerite, je pense que je vais devoir te laisser aux côtés de ta mère pour ce soir et cette nuit. Je dois en effet retourner à Carcassonne pour y être baptisé, j'avais complètement oublié...
Je suis sûr que quelque Bitterrois ne refusera pas de t'offrir un toit pour la nuit.
Je reviendrai demain avec une carriole, pour transporter Elissa jusqu'à l'Hostel, si nous voyageons tous trois ce jour, je n'arriverai jamais à l'heure à la cérémonie. Qu'en penses-tu?"

La jeune fille approuva et Eléïm repartit immédiatement vers le Joyau du Languedoc.
-PNJ- a écrit:
Marcel avait entendu la conversation. Bien qu'il n'y entendit rien à l'Aristotélicisme, il fut très ému de voir une si pieuse jeune fille tant troublée par le décès de sa mère. Il lui proposa donc de l'héberger pour la nuit, jusqu'à ce qu'Eléïm revienne la chercher le lendemain.

La baronne accepta volontiers l'invitation du brave homme : une noble dévote se devait d'accepter tout homme quel qu'il soit, mesme moins bien né qu'elle, et ce pêcheur était si aimable...
Margot de Volpilhat a écrit:
La fin de la journée se déroula dans une ambiance irréelle. Marguerite remercia du mieux qu'elle put le sire GeoKeR d'avoir ramené le corps de sa mère, et le Marcel de l'avoir trouvé.

Ils déposèrent le corps dans l'église de Béziers, où à défaut de mieux l'on coula une fine pellicule de cire sur le corps de la Comtesse, en attendant que des personnes compétentes viennent se charger de l'apprêter pour son dernier voyage. Pour son enterrement.

Sous la garde d'un enfant de coeur de grande piété, le corps reposait en sûreté.
Marguerite suivit le Marcel chez lui - c'était déjà la tombée de la nuit.

Sur la paillasse toute simple, elle ne parvint pas à s'endormir. Mais finalement, rattrapée, elle sombra dans les bras de Morphée et oublia, le temps de la nuit, tous ses soucis. Sa mère veillait sur elle.
-PNJ- a écrit:
Le 11 octobre 1454

Le Marcel se leva au champ du coq, comme d'habitude. Il avait dormi dans la grange pour ne pas discréditer la jeune demoiselle qui dormait chez lui : c'était un honnête homme.
La Marie avait servi un frugal repas à son hôte, puis lui avait indiqué l'unique paillasse de la maison, bien piètre mais dont Margot se contenta.

Au matin, le Marcel n'osa réveiller la jeune fille et quitta la maison pour retourner pêcher : la veille, il n'avait rien pu prendre.
Margot de Volpilhat a écrit:
Marguerite se leva quelques heures après l'aube. L'espace d'un court instant, elle se demanda pourquoi elle se sentait si triste, mais le souvenir du corps gorgé d'eau de sa mère lui revint en mémoire.

Elle chercha dans ses paquetages que le valet avait déposés dans la bâtisse une robe blanche. C'était indispensable pour marquer son deuil.

Elle indiqua à la Marie qu'elle sortait et la remercia pour la première fois de s'être occupée d'elle. Elle promit de revenir, n'était-ce que parce que ses affaires restaient chez les pêcheurs. La Marie lui tendit alors une couronne de liseron des champs.


-"C'est pour vot' mère... J'l'avons fait matinet."

La jeune baronne sourit avec reconnaissance.

Le Paulet, son valet avait dormi dans la grange également. Il l'aida à se mettre en selle, et conduisit sa maîtresse jusqu'en centre-ville. Les biterrois semblaient agités, mais cette effervescence laissa Marguerite de marbre. Ils allèrent jusqu'à l'église et, laissant au valet le soin de garder le cheval, Marguerite entra seule dans la Maison de Dieu.

Ses pieds effleuraient le sol et ne semblaient pas vraiment le toucher. Elle glissait en silence, dans son étoffe immaculée, vers l'autel où reposait sa mère. Un ange volant vers un autre endormi...

L'enfant de choeur qui la veille avait veillé sur feue la Comtesse l'avait désormais laissée seule. Quelqu'un était venu mettre des fleurs d'automne autour du corps. La jeune baronne s'approcha, la couronne entre ses petits doigts, et la posa sur la chevelure de sa mère que la bonne du curé avait soigneusement démêlée et étendue se part et d'autre de sa tête, sur le drap blanc. Quelques cierges brûlaient à côté de l'autel.

Le soleil levant projetait à travers les vitraux une mosaïque colorée sur les murs et les dalles de l'église. Le visage recouvert de cire blanche d'Elissa semblait par là illuminé.

Margot saisit la main gauche de sa mère, et ôta la couche de cire qui avait été appliquée la veille. Elle dégagea deux anneaux : d'une part, la Bague des Malpertuis, et d'autre part le sceau de sa mère, qu'elle serra dans ses petites mains. Elle essaya la bague, mais trop grande, elle glissa et tinta sur les dalles. La fillette se hâta de la récupérer ; elle défit sa chaîne et l'y suspendit.

Puis elle prit un cierge fin qu'elle alluma à un autre plus gros, et s'appliqua à couvrir à nouveau la main de sa mère de cire protactrice.

Enfin, elle s'agenouilla devant l'autel et pria.

Au début, elle le fit dans sa tête, commençant pas le Credo, puis elle entreprit de réciter par coeur tous les cantiques et les prières qu'elle connaissait - cela lui prit des heures. Parmi eux, le Cantique sur la beauté :


-"Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
De la parfaite hémistiche
Aimant la mesure
Céleste césure,
Faisant pâlir le pastiche.
Les vers ciselés
Bien proportionnés
Pour mon esprit ont les charmes
Si harmonieux
Du plus haut des Cieux
Brillant à travers tes larmes.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.

Les divins présents,
Créés du néant,
Qui précédait notre monde;
Les plus rares fleurs,
Leur terre, rondeur
Et les cercles purs de l'onde,
Les riches buissons,
Océans profonds,
La splendeur virginale,
Tous nous parlent en fait
À l'âme en secret
Sa belle langue natale.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté.

Vois sur ces batârds
S'écraser le hasard,
la chaotique ironie,
Car pour assouvir
Leur moindre désir,
Ils ont brisé l'Harmonie.
La beauté résulte,
Le bonheur exhulte
De nos rythmiques prières
Et du nombre d'or,
l'Éternel effort
Fait rejaillir la Lumière.

Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Paix, foi, et volupté."
dratus a écrit:
Suite du RP commencé à l'hostel Malepertuis

Deux chevaux galopent à vive allure vers la porte principale de la ville de Beziers.

Les yeux experts du garde remarquent tout de suite la silhouette de la jeune et belle jeunne fille qui conduit son destier avec dextérité.

Sur le deuxième animal une forme plus confuse se distingue, pour sûr il y a un homme, mais il est bien gros pour que la pauvre bête sur laquelle il est monté puisse le supporter.

En regardant plus attentivement il dinstingue enfin la Dame qui est derrière, ses cheveux au vent.

Il se dit qu'il faudrait qu'ils songent à ralentir leur allure si ils ne veulent pas se faire embrocher par les gardes.

A ce moment Dratus, lève les yeux vers les murailles de la ville qui grossissent à mesure que le cheval avance, et remarque qu'une silohouette les observe de là-haut


Voyant que Eleïm ne frêne toujours pas l'animal, elle se risque à le déranger dans ses sombres pensées et lui dit.


Je crois que la porte de la ville est proche, peut-être vaudrait-il mieux ralentir notre allure pour arriver calmement devant les gardes, mon ami?

Le cheval ralenti son allure, elle peut à présent sentir les premières effluves réconfortantes des embruns, ramenant par vagues quelques délicieux souvenirs.
Eleïm a écrit:
Trois cavaliers entrèrent donc à Béziers en ce jour du 11 Octobre de l'an de Grâce 1454. Le jeune homme qui conduisait le groupe savait très bien où il devait aller pour trouver celles qu'il cherchait. Il se dirigea donc, accompagné de deux jeunes femmes, vers l'église de la ville. Eléïm s'adressa à ses amies :
-"Je parie que Marguerite se trouve dans cette sainte batisse, allez la chercher s'il vous plaît... Je vais pour ma part, passer en taverne afin d'enrosler quelque cocher et de louer quelque carriole pour...

Il reprit sa respiration.

- ... pour transporter le corps... pour transporter Son corps jusqu'à Narbonne...

Je suis navré d'être si directif et si empressant, mais la journée est déjà bien avancée et nous devons repartir avant la nuit. Le voyage sera plus long avec la carriole. C'est entendu?"
Aymerssende a écrit:
Le voyage avait été long, les chevaux étaient fourbus; Aymie tenait toujours le sien par la bride, et sentait son souffle chaud sur sa main. Elle appréciait enchevalcier, mais après cette course, elle était bien aise de remettre les pieds sur la terre.

Quand Eleïm montra l'église, Aymie suivit son geste du regard et découvrit la cathédrale

Elle ne se retourna vers Eleïm que lorsqu'il eut fini, pour lui faire comprendre qu'elle avait effectivement entendu.
Avant qu'il ne s'éloigne, elle lui confia la bride de sa monture et en profita pour lui enserrer la main lui signifiant ainsi son désir de le seconder dans cette épreuve

Puis elle se tourna vers Dratus, l'estomac un peu noué à l'idée de rencontrer Marguerite, la fille de sa chère marraine.
Margot de Volpilhat a écrit:
Margot, au milieu d'un cantique - l'un des derniers - , entendit par-dessus la rumeur de la ville les sabots de chevaux sur les dalles de pierre. Les chevaux étaient-ils ceux qu'elle attendait tant ? Ce n'était pas monture si fréquente pour les gueux, ce ne pouvait qu'être ceux d'un noble... Ceux de Villesiscle ?

Elle se releva et avança vers la porte. Son visage gardait sa pâleur, mais un sourire s'y étira timidement lorsqu'elle aperçut le sire Eléïm et deux carcassonnaises qu'elle connaissait de vue seulement.


-"Soyez les bienvenus. Je vous attendais..."

Sans même attendre de réponse, elle retourna vers le corps de sa mère, dont la beauté était, certes, altérée par son séjour dans l'eau, dont la peau était presque bleue... La cire était un moyen de la conserver tant bien que mal. Résiterait-elle au voyage jusqu'à Narbonne ?

En redressant un peu le corps, un liquide putride ne coulerait-il pas entre les lèvres fines ?
A l'idée d'une telle possibilité, plus que probable, Marguerite frissonna et se signa.
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Marguerite
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MessageSujet: Re: [Archive RP] Sur la plage de Serignan   Dim 29 Oct 2006, 15:30

dratus a écrit:
Dratus entre dans l'Eglise, elle veut rendre un dernier homage à Elissa qu'elle a connu jadis, et surtout elle veut attendre le retour d'Eleïm en compagnie de la jeune fille d'Elissa qui est seule dans cette bâtisse depuis bien trop longtemps déjà.

Elle fait bien attention à ne point troubler la paix des lieux, s'agenouille devant la dépouille de la Comtesse.
Après avoir prier quelques instants, elle murumure à l'oreille de l'enfant.


Messire Eleïm va revenir bien vite.
Margot de Volpilhat a écrit:
La baronne resta un instant sans voix après cette attitude de sympathie et de soutien rompant avec la distance respectueuse qu'elle avait l'habitude de susciter. Cette jeune femme était venue, pour elle, pour sa mère surtout : le moment n'était pas aux distinctions sociales.
Elle eut un sourire reconnaissant et prit la main de Dratus pour se donner du courage.


-"Y a-t-il des serviteurs avecques vous, pour aider à porter le corps jusques en la charette que messire Eléïm a promise lorsqu'il me quitta hier ?"
Aymerssende a écrit:
Très impressionnée par la solennité des lieux, et par la raison de sa présence ici, Aymie a bien du mal à gérer ses sentiments. Elle a suivi la jeune fille et Dratus à travers la nef jusqu' à l'autel où repose sa marraine. Elle a beaucoup d'admiration pour la jeune Marguerite qui semble si calme, alors qu'elle même ne peut plus retenir ses larmes.
Aymerssende se tient éloignée, près d'un pilier, pour qu'on puisse voir qu'elle a échouée dans son désir de rester impavide.
Margot de Volpilhat a écrit:
Si les larmes ne venaient pas à Margot, c'est qu'à force d'avoir pleuré la veille et cette journée, elle n'en avait plus et se sentait presque heureuse de voir enfin le départ de cette ville qui en son coeur resterait à jamais synonyme de la mort de sa mère.

Elle présenta la Comtesse à Dratus, sans un mot, s'inclinant juste devant la morte pour montrer l'exemple.
dratus a écrit:
Dratus est surprise et heureuse de la confiance que lui accorde la jeune baronne.
Elle lui sourit naturellement et réalise soudain qu'ils sont partis vite sans vraiment réfléchir.



Nous sommes partis en hâte, mais je suis persuadée que Eleïm trouvera une solution.

Son regard se tourne vers la comtesse.

Mais n'ayez aucune inquiétude, il tiendra sa promesse, ce n'est pas le genre de personne qui manque à sa parole.
-PNJ- a écrit:
Hors de l'église, dans la rue, s'animait la ville et les bitterois. Un vieux bougre, n'ayant plus qu'une dent au milieu de sa bouche tordue, avait suivi l'arrivée des carcassonnais montant si beaux chevaux.

Il les avait vus entrer dans l'édifice religieux pour certaines, et aller nez en l'air pour l'autre, manifestement à la recherche de quelque enseigne. Songeant avec sa bourse, le vieux paysan s'approcha du seigneur.


-"Bien l'bonjour, généreux seigneur." Il avait prononcé très intelligiblement ces deux mots. "J'm'applons l'Anselme. J'pouvions faire quequ'chose pour vous, cont' quequ'pièces ?"
Margot de Volpilhat a écrit:
La petite fille hocha la tête.

-"Oui, je sais que je lui dois beaucoup... Il sait honorer le lien qui l'unit à moi par la volonté de feue ma mère."

Elles restèrent un instant en silence. Mais Margot, après avoir prié toute la matinée, ne songeait qu'à partir désormais. Elle tourna son regard vers Dratus :

-"Je vais vous laisser veiller sur ma mère. Je dois aller récupérer mon bagage chez ce bon pêcheur qui m'a hébergé et le remercier comme il se doit. Je reviendrai tout de suite après, en espérant que tout sera prêt pour le dpart."

Ne pouvant se résoudre à employer des mots pour exprimer sa crainte du transport du corps de sa mère jusqu'à la charette, elle se satisfaisait de termes évasifs.

Elle lâcha la main de Dratus, se signa face au corps de sa mère puis lui tourna le dos. En partant, elle aperçut derrière l'un des piliers la filleule de sa mère, qu'elle n'avait jamais connue que de vue. Il lui semblait bien avoir vu deux jeunes femmes, lorsqu'elle était sortie une poignée de minutes plus tôt.
Elle lui sourit et inclina la tête pour lui signifier qu'elle l'avait reconnue, puis sortit au jour et se rendit chez le pêcheur.
Aymerssende a écrit:
Après quelques temps, Aymerssende reprit une contenance. Elle fit une petite révérence lorsque Marguerite de Volpilhat passa devant elle. Ne pouvant se résoudre à laisser Dratus veiller seule le corps d'Elissa, elle s'approcha et vint s'agenouiller près d'elle.
Ce ne fut qu'à ce moment qu'Aymie put se rendre compte combien la cire recouvrant le visage de sa marraine lui donnait un air iréel. Il n'y avait décidément plus que la dépouille d'Elissa devant elles, son âme était partie bien loin, bien haut. Aymie leva les yeux comme pour la suivre, et mais elle ne vit que la lumière du soleil qui jouait avec les couleurs des vitraux. Elle trouva cette vision très belle et se remit à pleurer doucement.
Eleïm a écrit:
Eléïm, cherchant quelque taverne, ne vit pas immédiatement le vieux paysan s'approcher de lui... Lorsque ce dernier lui adressa la parole, il sursauta, puis répondit :

-"Vous tombez bien, brave homme... J'ai en effet besoin de quelqu'un pour me louer une carriole et la conduire à Narbonne. Connaistriez-vous une personne capable de me vendre ce service? C'est assez urgent."

Eléïm attendit une réponse, l'air sérieux.
-PNJ- a écrit:
La figure ridée du vieux paysan se fendit d'un sourire édenté et la bouche prononça:

-"Pour sûr qu'j'en connaissons un bon gars pour vous faire vot' bonheur !
C'est moi ! J'ai r'çu de mes aïeux une charriole qu'j'pouvons conduire jusqu'où qu'vous voulez...

Tant qu'vous n'oubliez pas ma bourse, généreux Seigneur..."

Il prononçait chaque fois ces deux derniers mots avec davantage d'insistance. Et devant l'acquiescement d'Eléïm il conclua:

-"Attendez don' moi d'vant l'Eglise, j'rev'nons a'c la charriote !"

Et il fila dans une ruelle.
Eleïm a écrit:
Une fois l'affaire engagée avec le paysan, Eléïm retourna à l'église. Deux femmes se tenaient à genoux devant le corps de la défunte, Dames Dratus et Aymerssende. Etonné de ne point voir la Damoiselle Marguerite, le jeune homme attendit qu'elles remarquent sa présence derrière elles afin de ne point les interrompre dans leur dialogue avec Dieu...
Lorsque son regard se posa sur la figure blême du corps qui avait accueillit l'âme si noble d'Elissa, libéré de tout devoir de réserve par rapport à Marguerite, Eléïm se laissa aller à verser quelques larmes.
Margot de Volpilhat a écrit:
Marguerite se rendit chez le pêcheur. Seule la Marie était là, à ses fourneaux. Elle la salua, et lui dit qu'elle devait partir. Sortant sa bourse, elle lui remit quelques pièces d'argent que la femme joua à refuser. Mais Margot savait combien la vie était misérable et combien ils l'avaient accueillie sans cupidité.

-"Gardez-les, je n'en ai que trop pour une seule personne... Qu'Aristote vous bénisse et vous garde toujours."

Avec dignité, elle sortit de la petite maison, suivie du Paulet, serviteur toujours fidèle, qui portait les bagages. Il arnacha les deux chevaux et fit monter la baronne. Ils retournèrent à Béziers, quelques deux heures après en être partis.

Le corps de feue Elissa avait été installé entre plusieurs linges dans la charette, contre l'une des parois. Margot intima au Paulet l'ordre de se placer à côté du cadavre pour éviter qu'il ne soit balotté.

Ils pouvaient partir...

Toute la fin de journée ils cheminèrent. Margot tombait de sommeil sur sa monture - c'était la première fois qu'elle montait seule. Pourtant, elle refusa de s'arrêter avant que d'être arrivés à Narbonne.

En pleine nuit, ils n'avaient d'autre choix que de s'arrêter aux faubourgs de la ville. La jeune baronne dormit dans la charette, mais la présence de feue sa mère la hantait. Les autres dormirent au sol. Par chance, il faisait encore chaud en ce début d'automne.

Le lendemain ils purent se rendre à la cathédrale. C'était le 12 octobre, ils prévoyaient la cérémonie pour le 21. Le corps, tout ce temps, reposa dans la cathédrale, veillé par la jeune Margot.
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