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 [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...

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Eléïm
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MessageSujet: [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...   Mar 03 Oct 2006, 22:58

Un joli coffret de bois faisant office de "presse-livre" dans la bibliothèque renfermait quelques lettres que se sont échangé Elissa et Eléïm...
Elles sont rangées par ordre chronologique (les 6 premières ont voyagé courant Juillet, les deux dernières datent respectivement du 20 Septembre et du 22 Septembre), voici la première:

Eléïm>Elissa


Ma Dame la Comissari al Comèrci,
je tombe de fatigue, je vous ai attendue toute la soirée et une partie de la nuit, mais là je dois aller me coucher, demain est un autre jour et j'aurai du travail.
Si vous rentrez pendant la nuit, vous pouvez entrer, je vous laisse le repas de ce soir dans mon atelier de boucher où il fait le plus frais.
Je vous avais préparé ceci:
-Pour apéritif: Maïs sauté salé d'Eléïm et Muscat de Rivesaltes.
-En entrée: Duo abricotier chevrier sur pâtisson croustillant
-En plat principal: fèves à l'étouffée au porc d'Eléïm.
-En dessert: salade de fruits du verger d'Uzès.
Maintenant c'est froid, mais je n'y ai pas touché, alors vous pouvez vous servir et pourquoi pas allumer un feu dans la cheminée pour faire réchauffer ce qui convient de l'être à votre goût.
Je dormirai sûrement dans la chambre d'amis, alors vous pouvez prendre ma chambre.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pouvez me réveiller.

Peut-être à demain si vous daignez me visiter.

Eléïm



Dernière édition par le Mar 03 Oct 2006, 23:11, édité 3 fois
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Eléïm
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MessageSujet: Re: [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...   Mar 03 Oct 2006, 22:59

Elissa>Eléïm

Messire le consul, messire mon ami,

Je tiens en premier lieu à vous remercier de m'avoir hébergée l'autre nuit. Je crois ne l'avoir pas encore fait, et manque par là à toutes mes valeurs de politesse et de respect. Sans toutefois que cela m'excuse, je mets cet oubli sur le compte de la fatigue : je vous prie en tout cas de croire que ce n'est pas là signe d'un quelconque désintérêt que je pourrais vous porter.

J'ai goûté à vos plats, tous excellents, même froids. Votre hospitalité restera dans ma mémoire pour longtemps, voire toujours.

Vous dormez sur le même matelas que celui que vous m'aviez laissé pour la nuit, et ainsi ce souvenir peut vous faire penser que je ne suis point loin de vous. J'ai disparu d'Uzès, vous l'aurez vu, sans même vous dire au revoir, sans même un merci. Qu'Aristote me pardonne, cela n'était point volontaire. Au petit matin un coursier informé du lieu où je me tenais s'est permis de me tirer de mes pensées - j'étais déjà éveillée, je dors peu - et de votre logis pour me conduire sur les routes, vers Nîmes, où il m'affirma que mon époux m'attendait.

J'ai voyagé, plusieurs jours, et c'est la raison pour laquelle il me fut difficile de vous écrire. Désormais, c'est sur un bureau en pin, soigneusement lustré par mes servantes et le temps, que je vous écris ces mots pour me faire pardonner. Le temps que vous mettrez pour me répondre correspondra au temps que je passerai dans l'angoisse de n'être jamais remise de cette faute.

J'ignore si, un jour, je reviendrai à Uzès. J'ai trop souffert de quitter la fière cité de mon coeur, Carcassonne, que je me plais à appeler le Joyau du Languedoc. Dans quelques jours, je ne serai plus Comissari al Comèrci, mais Escavin... Nous n'aurons donc plus cette excuse pour nous voir aux entrepôts de Montpellier.

Ces quelques jours à Uzès ont été chers à mon coeur.

En espérant rester dans votre mémoire quelques temps encore,

Je vous embrasse.

Votre amie,
Elissa de Volpilhat,
baronne de Malpertuis


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Eléïm
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MessageSujet: Re: [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...   Mar 03 Oct 2006, 23:00

Eléïm>Elissa

Ma Dame l'Escavin, Ma chère Elissa, M'amie,

Vos mots me rassurent et je suis comblé d'acointier votre benestance: en effet ne pouvant croire que vous aviez ommis de me ditier (car je sais votre rang et ce qu'il implique de vertus), la crainte d'apprendre un jour quelque méchef vous touchant m'absorbait âme, cuer et esprit.

Vous estes toute absoulte, je ne saurais vous en vouloir, surtout lorsque vous me précisez que ce n'est pas faute d'intérêt que vous oubliâtes de m'instruire de votre départ.

Je vermeillie de toutes les éloges que vous voulez bien m'allouer et ne saurais refuser vos compliments concernant mon accueil et les mets préparés à votre attention.

Je ne peux que vous confirmer, non sans émoi mal dissimulé, le fièvreux bienfait que je ressens en vous sentant proche de moi, par l'empreinte que vous laissâtes dans ma couche (je souris à la pensée que cela puisse être ce que l'on appelle "l'aise du lit")...

Je veux également vous faire part de l'angor que j'endure à la seule idée de ne pas vous revoir. En effet vous ne savez pas si vous reviendrez dans notre beau village d'Uzès et vous me faites penser que nous ne n'échangerons plus à la foire de Montpellier, ce dont je ne m'étais pas encore rendu compte.
J'espère néanmoins que nous n'aurons pas besoin d'excuses pour nous revoir.
Et si pour mon malheur vous ne revenez pas, eh bien, chère Elissa, c'est moi qui viendrais à vous (si vous le voulez) une fois mes obligations à l'égard des Uzétiennes et des Uzétiens parachevées.

En outre, je vous félicite des trois sièges que votre liste a gagnés aux élections comtales et je salue votre nouvel état, je suis sûr que vous accomplirez votre tâche à merveille, tout comme l'ancienne.

Je vous exprime à nouveau l'immense joie qu'a été la mienne de vous accueillir dans mon village.
Je vous assure que vous restez en ma mémoire, et espère entendre ou lire un jour la réciprocité de cette pensée.

Je vous embrasse également.

Votre ami,
Eléïm

P.S.: Pourriez-vous m'expliquer ces mots que je n'ai pas entendus, et le lien qu'ils ont avec votre venue à Uzès:
"J'ai trop souffert de quitter la fière cité de mon coeur, Carcassonne, que je me plais à appeler le Joyau du Languedoc. "


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Eléïm
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MessageSujet: Re: [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...   Mar 03 Oct 2006, 23:02

Elissa>Eléïm

Mon cher ami,

J'espère que vous n'aurez pas attendu ma réponse, car je crains vous avoir blessé en vous faisant ainsi patienter. Tant de choses m'ont occupée ces temps - la mort de mon frère, le baptême de mon fils, ma nouvelle charge de Juge, et enfin le mécontentement du peuple languedocien à mon égard - que cette lettre a peu à peu été oubliée.

Je vais commencer par répondre à votre post-scriptum, en espérant que vous en ayez souvenance : lorsque je dis que j'ai trop souffert de quitter Carcassonne, c'était pour vous faire entendre à quel point mon désir de revoir cette cité m'aura aveuglée, au point d'en oublier de vous saluer à mon départ. Quant à ma venue à Uzès, vous ne la devez qu'à vous-même : c'est vous qui m'y aviez conviée.

Vous me parlez comme on soupire, doucement, avec chaleur... Vos mots ne sont pas sans m'emplir de joie. En effet, il est peu probable que je revienne un jour à Uzès, ou alors de si brève façon qu'on ne saurait en profiter. Votre visite à Carcassonne me plairait, lorsque vous serez délié de toute obligation, mais en rien je ne souhaite vous obliger : vous avez su éclairer ma vie le temps d'une journée par votre présence, le temps d'une soirée par vos mets, je ne pense pas être en droit de réclamer davantage de vous.

Vous restez dans ma mémoire, cela est certain... Comment pourrais-je oublier si vite si heureux moment ? Si je suis prompte à effacer de ma mémoire ce qui m'a déplu, ne gardant que les leçons que ces déceptions m'inspirent, il est un écrin au creux de mon coeur où mes joies reposent, toujours vivantes par le souvenir.

Je vous embrasse et vous remets à Aristote,

Elissa de Volpilhat,
Baronne de Malpertuis
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MessageSujet: Re: [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...   Mar 03 Oct 2006, 23:03

Eléïm>Elissa

Ma chère Elissa,

Comme vous vous en doutez j'ai attendu votre réponse, extrèmement abrivé je dois vous l'avouer. Mais j'entends vos raisons.
Le décès de votre frère m'émeut fortement: en effet, car même si je n'en ai jamais entendu fabler, la seule idée que vous êtes triste m'atteint profondément au cuer.

Je suis néanmoins heureux d'entendre parler de votre fils. Un baptême est un grand et important cas et je suis sûr que vous avez honoré cette achoison sans pareil de tous les apprêts qui s'imposent.
D'autre part j'ai beaucoup ouïe dire de vos activités judiciaires et s'il est vrai que vous vous êtes peut-être une fois fourvoyé (comme je l'ai lu dans l'article d'une certaine Nina à l'AAP), je ne comprends pas le mécontentement du vulcum pecus languedocien (sans vouloir être péjoratif): d'une part vous vous êtes excusée et d'autre part vous avez conclu avec maestria une affaire me concernant (l'affaire Matin) -ce dont, par ailleurs, je vous rend grâce-, croyez donc bien que vous avez toute ma confiance ...

Je suis maintenant libre de péleriner à plaisir à travers tout le Languedoc, et j'ai vraiment envie de venir vous visiter à Carcassonne. Je ne peux vous cacher l'émoi que vos mots suscitent en moi, vous dites que vous ne souhaitez m'obliger et que vous n'êtes pas en droit de réclamer davantage de moi, mais je peux vous assurer que vous ne m'obligez, que j'éprouve un grand bonheur à l'idée de vous revoir et que je vous donne le droit de réclamer de moi ce que bon vous semblera.
Je me languis de vous et ce n'est ni le haitié souvenir que je garde de votre venue ni les pensées qui m'habitent chaque fois que je m'endors à l'endroit même où vous rêvâtes l'autre nuit qui sauraient satisfaire le vif désir de vous revoir.
Réclamez donc mon amie, réclamez donc!
Vous m'en remettez à Aristote, je m'en remets à vous...

Je vous embrasse bien chèrement;

Eléïm

D'Uzès, ce Jeudi 13 Juillet.
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MessageSujet: Re: [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...   Mar 03 Oct 2006, 23:04

Elissa>Eléïm

Très cher Eléïm,

Encore une fois je vous aurai faict attendre, et il est désormais inutile de tenter de trouver des excuses à mon attitude impardonnable. A dire vrai, si la lecture de vos mots m’emplit le cœur de joie, je ne savais par où commencer ma réponse. J’ai été me recueillir dans un monastère, où la méditation et l’ennui de mon esprit m’ont fait revenir en mémoire vostre attente. C’est fébrile que je prends la plume, me demandant pour combien de temps encore vous patienterez dans l’attente d’une réponse de ma part.

J’ai lu également les articles de l’Agence de Presse, mais d’un point de vue un peu différent puisque, à vous je peux le dire, Nina n’est autre que moi-mesme qui préfère porter un masque lorsqu’il s’agit d’écrire au peuple – on pourrait m’accuser de partialité si je ne le faisais.

Je suis très honorée de la confiance dont vous faistes preuve à mon égard, mesme si je ne parviens à saisir ce qui vous fait croire que moi plus qu’une autre est apte à remplir ceste tasche. Quant au serment à demi-mots que vous me fistes, j’en ai été fort touchée et émue. Il me plaist de vous imaginer, un jour, arriver à Carcassonne, et il me plaira alors de vous héberger avec autant d’hospitalité que vous le fistes pour moi, il y a déjà de cela quelques temps. Je prends ici sur moi de vous réclamer, comme vous me l’avez autorisé, ce que bon me semble : si d’aventure vos pas vous menaient à Carcassonne, faistes-le moi savoir le plus vite que vous le pourrez, et venez prendre repos en mon Hostel plutost qu’en quelque auberge.

Vos mots arrivent avec peine à pallier à vostre absence, et alors que je suis seule avec mes gens et mes enfants en mon hostel, sans époux ni contraintes si ce n’est celle de ma charge envers le Comté, mes pensées parfois tendent vers vous, et le papier les reçoit. C’est à l’aube de vous les porter, lorsque Lucifer prend son envol sur son char doré… Au soir il aura atteint ce qui pour moi est à l’ouest l’horizon : vostre cité, vostre porte. J’espère alors que vous me lirez sans rancune aucune.

Portez-vous bien, et qu’Aristote vous garde.

Je vous embrasse,

Elissa de Volpilhat
Baronne de Malpertuis.


[Suite]


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MessageSujet: Re: [Arch. RP] Dans un joli coffret de bois, quelques lettres...   Mar 03 Oct 2006, 23:05

Eléïm>Elissa

Ma très chère Comtesse, m'amie, Elissa,

Si vous saviez combien vous manquez à ma vie !

Combien les jours ensoleillés me plongent dans une profonde mélancolie lorsqu'au détour d'une pensée qui m'est coutumière désormais je vous ressens, je vous sens à nouveau, près de moi, alors que je n'ai de vous ni la ravissante présence, ni l'envoustante espérance d'une rencontre qui pourrait estre, si Dieu le veut, prochaine.

Lorsque je n'ai plus de vous que les missives que vous m'envoyâtes, lorsque je n'ai plus de vous que le souvenir de l'empreinte que vous abandonnâtes dans mes draps -vous souvenez-vous notre premier rendez-vous à demi manqué ? - , lorsque je n'ai plus de vous que le souvenir de l'empreinte dont vos lèvres marquèrent les miennes à jamais...

Combien les jours mornes m'affectent lorsque je ne trouve dans ma ferveur en Aristote, dans ma ferveur en l'Amour, dans ma ferveur en Vous, le rai de lume qui me fait survivre à votre absence.

Lorsque je n'espère plus rien de la vie, lorsque je m'imagine seul en vostre Hostel à me souvenir des jours, gais ou tristes, mais nécessairement heureux puisque passés à vos côtés, à me rappeler que là vous vous asseyâtes, que là vous reposâtes, que là vous respirâtes, jadis, au temps du Paradis désormais perdu par la peur de mordre dans un fruit défendu...

La patience est une vertu, mais je ne peux m'y résoudre, je ne suis pas homme à m'avouer vaincu, surtout par ce sentiment si beau, surtout par ce si doux rappel à la grandeur de l'Homme que Dieu a fait à Son image, surtout par cette vertu si juste qui nous fait accomplir des gestes si élevés : l'Amour.

En effet je vous l'ai dit, et je le répète, et rien de ce que j'ai dis auparavant ne fût plus empreint de sincérité: je Vous aime.

Je voudrais pouvoir le crier, je voudrais que Dieu le père, Aristote Son fils et les Hommes Ses créatures en soient témoins, je voudrais pouvoir vous le murmurer autrement qu'à la dérobée, autre part qu'au seuil d'une porte qui d'avoir vu un geste si doux mais si délictueux s'est maintenant fermée -mais que Dieu voit en moi et en cet acte davantage d'Amour que de provocation ! - .

C'est ainsi que j'en viens à ce qui m'occupe en ce jour et en cette lettre, et vous allez certainement me penser bien orgueilleux et bien égaré de la Voie Vertueuse que Dieu a tracé devant chaque Homme mais de grâce, lisez jusqu'à la fin !

Vous ne le savez peut-être pas mais une poignée de Carcassonnais ont, quelques jours après votre départ et le mien, entamé un voyage sur les Terres d'Oc, parmi eux une de vos amie: Dame Zagelle.

Elle est donc arrivée quelques jours après moi à Uzès et est venue frapper à ma porte, c'est là qu'elle m'a d'abord fait jurer de ne pas venir vous voir, sans savoir que j'étais déjà venu vous visiter en l'Abbaie où vous vivez. Je lui ai avoué ce geste qui n'était point parjure puisque je n'avais pas encore fait le serment de ne point venir troubler votre retraite. C'est juste après que je lui ai promis -à mon coeur défendant mais puisque c'était là la volonté de la femme que je chéris le plus au monde- de ne pas vous visiter à nouveau afin qu'elle puisse me faire part d'une partie du contenu d'une missive qu'elle avait reçue de vous.
Vous lui expliquiiez dans cette lettre les raisons de votre retraite, j'eus quelque peu de mal à en croire mes oreilles, le Malin semblait me jouer un mauvais tour, mais non, c'étaient bien là vos propres mots, couchés sur le papier, et ils résonnent encor en mon esprit: "j'aime Eléïm, et il m'aime : au Carnaval, cachés sous nos masques, il me l'a avoué."

Vous disiez trop souffrir d'un amour coupable aux yeux de la religion...
Apprenant enfin -même si je le sentais un peu comme vous l'avez écrit- que mon amour était réciproque, je décidais donc que je ne devais pas en rester là.

C'est ainsi que vous allez certainement trouver bien coupable ce que j'ai osé faire, mais sachez que je l'ai fais par amour et non par manque de respect ni pour vous ni pour les voeux que vous prononçâtes jadis et qui étaient, j'en suis sûr, sincères.

J'ai envoyé une missive à Mgr Lorgol afin de lui demander dans quelles conditions un mariage pouvait être annulé... et si l'abandon de l'épouse par le mari pouvait être une de ces conditions.
Il me l'a confirmé et a précisé que l'épouse devait lui en faire la demande écrite.
J'ai vu dans la réponse de Mgr Lorgol enfin la possibilité de vous rendre le bonheur que vous méritez.

C'est pour toutes les raisons que j'invoque depuis le début de cette lettre, que j'ose vous écrire pour vous demander votre main. J'ose vous demander, au nom de la passion qui tout deux nous anime, d'accepter cette proposition.

Je vous aime, je ne saurais supporter plus longtemps votre absence, je ne sais point vivre sans vous. Soyons mari et femme, faites de moi le père que je veux être à vos côtés, marions-nous, et prêtez-moi votre raison puisque vous avez ravi la mienne et que je ne tiens plus guère que par la force de ma foi pour le Seigneur.
J'espère que mes mots respirent toute la sincérité des sentiments que j'éprouve et qui motivent cette demande.
Je ne veux point vous forcer, réfléchissez à ma proposition, et répondez-y avec votre coeur.

Votre totalement dévoué et épris, Eléïm.


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